Toute mon enfance !

Aujourd’hui, La Rue Sésame fête ses 40 ans. Une belle occasion de revenir avec émoi sur cette émission increvable qui a accompagné toute mon enfance, au même titre que la cultissime Sendung mit der Maus !

Petite soeur du Muppet Show, la série télévisée enfantine la plus populaire au monde doit son succès à une galerie de portraits étrange et néanmoins charmante : on y retrouve ainsi Kermit la grenouille et de nombreux personnages récurrents, tels que Big Bird, Elmo, Cookie Monster, et, bien sûr, Ernie & Bert, le duo-star dont certains affirment qu’il s’agirait du premier couple homosexuel de la télévision.

Quarante ans après sa création par l’équipe de Jim Henson, La Rue Sésame n’a pas pris une ride et continue d’enchanter les petits et grands.

Et plutôt que des grands discours, voici de belles images :

Pourvu que ça dure !

4 comments novembre 10, 2009

Une petite musique de film : The Buddha of Suburbia

Dimanche soir dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film se penchera sur

Série télévisée en quatre épisodes produite par la BBC, The Buddha of Suburbia est basé sur le premier roman de l’auteur britannique Hanif Kureishi. Publié en 1990, ce roman largement autobiographique connut un succès international et fut adapté pour le petit écran trois ans plus tard avec une bande originale composée par nul autre que David Bowie.

Bien que présenté comme une bande originale, il s’agit bien d’un 19e album studio pour David Bowie, car seul le titre d’ouverture fut repris tel qu’il apparaissait à la télévision. Tous les autres thèmes furent réarrangés, allongés et transformés en chansons, permettant au musicien de se refaire une réputation musicale : après plusieurs années de désert créatif, l’album Black Tie White Noise sorti plus tôt dans l’année 1993 laissait déjà présager un bon rétablissement. The Buddha of Suburbia confirmera cette intuition puisque Bowie s’inspire largement des années 70, où se situe l’action, et qu’il a bien connues.

Précurseur des expérimentations sonores de Outside (1995) et Earthling (1997),  cet album renoue avec l’époque à laquelle Bowie travaillait main dans la main avec Brian Eno. On retrouve ici le chaos organisé du Bowie des années 70 quand – avant les faux pas artistiques des eighties – l’artiste se souciant peu de ce qu’allaient dire ou penser les gens. Entouré entre autres par le multi-instrumentiste Erdal Kizilcay et le producteur David Richards, le Bowie nouveau se préparait en cette année 1993 à affronter le 21e siècle !

7 comments novembre 5, 2009

Une petite musique de film : L’Au-Delà

Dimanche soir, à l’occasion de la fête des morts,

Une petite musique de film (Première Séance) se penchera sur

Réalisé par Lucio Fulci en 1981, L’Au-Delà est devenu un film-culte du cinéma d’horreur, et sa musique n’y est certainement pas pour rien. Fidèle collaborateur du cinéaste italien, Fabio Frizzi a composé pour ce film une partition divinement terrifiante qui n’a pas pris une ride près de 30 après.

Dans la lignée de Frayeurs, leur collaboration précédente en 1980, L’Au-Delà voit à nouveau le compositeur travailler main dans la main avec le réalisateur : mélangeant avec talent voix, instruments classiques, électro-acoustiques et synthétiseurs, Fabio Frizzi a créé des ambiances lourdes qui épousent à merveille les images de Fulci et ajoutent à l’angoisse du sujet.

Avec ses thèmes aussi entêtants qu’inquiétants, la bande originale de L’Au-Delà est un véritable monument du genre, sans lequel le film fonctionnerait sans doute moins bien. Si les scènes d’ouverture et de clôture restent esthétiquement impressionnantes, la surenchère d’effets spéciaux en milieu de récit peut parfois sembler indigeste. Heureusement, cette débauche de sang artificiel et autres prothèses est largement contrebalancée par la partition intemporelle et pourtant résolument moderne de Fabio Frizzi.

2 comments octobre 28, 2009

Canada, mon amour

Apres les Ecossais, j’ai eu tout le loisir de me pencher sur le label canadien Arts&Crafts via “The Happiness Project” de Charles Spearin et “Eats Darkness” de Apostle of Hustle.

Cette fois encore, une petite compilation accompagne le texte, histoire de s’y plonger en immersion totale…

(ne me remerciez pas : c’est tout naturel !)

(et par pitie : laissez-moi des commentaires ! J’ai l’impression d’ecrire un blog-fantome !)

(sans accents pour cause de clavier qwerty…)

3 comments octobre 21, 2009

Une petite musique de congés

Comme je m’apprête à prendre quelques jours de congé, voici déjà le programme pour les deux semaines à venir :

 

Dimanche soir dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film se penchera sur

Après de nombreuses collaborations avec Peter Greenaway et deux incursions dans le cinéma de Patrice Leconte, le compositeur Michael Nyman rencontre Jane Campion qui lui demande en 1993 d’écrire une partition pour La Leçon de Piano.

Pour cette histoire d’une pianiste muette exilée avec sa fille dans la Nouvelle-Zélande du 19e siècle, Michael Nyman s’inspire immédiatement du récit : comme Ada ne sait pas parler, sa musique se substitue au langage. Puisant dans la tradition écossaise, le compositeur a écrit des thèmes intemporels, alternant piano solo et envolées orchestrales.

Holly Hunter étant une assez bonne pianiste, le compositeur travailla beaucoup avec elle en amont du tournage, adaptant sa partition au jeu de l’actrice. Le résultat est étonnant de justesse, et le personnage d’Ada n’en devient que plus convaincant.

Si Michael Nyman sortit bredouille des Oscars (il n’était d’ailleurs même pas nommé), sa bande originale pour La Leçon de Piano fut l’un des plus grands succès commerciaux en musiques de film, élevant le compositeur au rang d’artiste de musique dite sérieuse le mieux payé du Royaume Uni. En outre, La Leçon de Piano vaudra à sa réalisatrice la Palme d’Or à Cannes, à Holly Hunter, son interprète principale, le Prix d’interprétation ainsi que l’Oscar de la meilleure actrice et à la petite Anna Paquin l’Oscar du meilleur second rôle à onze ans seulement.

 

 

…et le dimanche 25 octobre (bon anniversaire à qui de droit !),

Une petite musique de film se penchera sur

Pour son troisième album, le groupe Pink Floyd compose sa première bande originale en 1969. Il s’agit d’une musique pour le film More de Barbet Schroeder, drame hippie qui se déroule sous le soleil d’Ibiza.

Ayant une totale liberté de composition, le groupe a écrit un véritable album, même s’il a adapté sa façon de travailler pour l’occasion : enregistré en huit jours seulement, More de Pink Floyd comprend une large variété de styles musicaux, de la ballade acoustique au hard rock en passant par l’un ou l’autre thème psychédélique.

Si la musique est totalement adaptée au propos du film, elle a pourtant posé problème au cinéaste, car elle vampirisait littéralement certaines scènes. Aussi Barbet Schroeder a-t-il dû diminuer le son dans certains passages et raccourcir quelques titres, comme Cirrus Minor et Green is the Colour.

Après avoir réussi son passage au septième art comme peu de groupe l’ont fait, Pink Floyd retrouvera Barbet Schroeder en 1972 pour Obscured By Clouds. Une deuxième bande originale certes de bonne facture, mais qui ne bénéficiera pas de l’effet de surprise de More.

3 comments octobre 15, 2009

The Great Jacques

Pour la deuxième fois cette année, je vais aller traîner mes baskets, bottes et bottines à Londres. À moi les pickled eggs, le tea-time et les petits pavés glissants sous la bruine d’automne.

D’aucuns se demanderont pourquoi Diable une jeune femme apparemment saine d’esprit (encore que ce ne soit pas prouvé…) se rend dans la capitale anglaise en plein automne. Et bien, la raison est des plus simples : à la demande du très respectable Barbican Centre, plusieurs artistes rendront hommage à notre Jacques Brel national le 22 octobre prochain – parmi eux, Camille O’Sullivan, Arno, Arthur H, Momus, Diamanda Galás et cette diva de Marc Almond (ces deux derniers valant à eux seuls, je trouve, le déplacement !).

Sobrement intitulée The Songs of Jacques Brel, cette soirée promet d’être passionnante de part la variété des artistes présents : du cabaret glamour de Camille O’Sullivan à l’hystérie assumée de la Galás en passant par le romantisme lyrique de Marc Almond, nul doute que le répertoire du Grand Jacques sera revu et corrigé à toutes les sauces.

Une soirée originale et pleine de surprises qui se déplacera le lendemain au Warwick Arts Centre et clôturera en beauté mon prochain séjour sur les terres de la Queen.

En attendant, soyez sages et patients, car ce blog s’offrira lui aussi un repos bien mérité dans les jours qui viennent…

Add comment octobre 13, 2009

Une petite musique de quoi ?

…et bien, ce dimanche, ce sera une petite musique de rien puisque, comme chaque année, la RTBF ouvre ses antennes à l’opération Cap48.

Rendez-vous donc la semaine prochaine pour une nouvelle Première Séance et Une petite musique de film qui se penchera sur la bande originale de The Piano (La Leçon de Piano) par Michael Nyman.

Add comment octobre 8, 2009

Une petite musique de film : The Countess

Dimanche soir dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film se penchera sur

Pour son troisième film en tant que réalisatrice, Julie Delpy change radicalement de registre pour se pencher sur la vie de la tristement célèbre Erzsébet Báthory, accusée d’avoir commandité l’enlèvement, la torture systématique et la mort d’une centaine de jeunes femmes. Selon la légende, la comtesse hongroise se baignait dans leur sang afin de se garantir une jeunesse éternelle et fut condamnée à être emmurée vivante dans son château où elle mourut en 1614 à l’âge de 54 ans.

Non contente de l’avoir écrit et réalisé, Julie Delpy partage également l’affiche de The Countess avec Daniel Brühl et William Hurt. L’actrice multi-casquettes a aussi composé pour son film une partition qui étonnera certainement celles et ceux qui avaient entendu la Delpy pousser la chansonnette : délaissant les mélodies pop-folk, elle offre ici un aperçu de l’étendue de son talent avec des thèmes courts et inspirés, alternant envolées de cordes et piano solo, entre classicisme et minimalisme.

Soignées mais discrètes, les vingt et une vignettes réunies sur cette bande originale ne sont pas de nature à vampiriser le récit. La composition se tient à l’arrière-plan, évitant toute surenchère, et donnent néanmoins une idée de l’ambiance générale du film.

Voilà sept ans que Julie Delpy travaillait sur le scénario de The Countess, production franco-allemande présentée à la dernière Berlinale. Plutôt que de focaliser sur les crimes d’Erzsébet Báthory, le film fait évoluer le personnage au sein d’une tragédie où il est davantage question d’obsession amoureuse que de meurtre. Partant de l’hypothèse que la comtesse fit couler le sang par amour, l’actrice-réalisatrice signe un film certes sanglant, mais avant tout dramatique, et en profite au passage pour montrer le côté éminemment obscur de la femme.

2 comments octobre 1, 2009

Les joies du playback

Récemment invité à une émission de la Rai Due, le groupe Muse (qui avait insisté pour jouer en live et a, décidément, beaucoup d’humour) s’est amusé à intervertir les rôles pour le playback de leur nouveau single. Ainsi, le chanteur-guitariste Matthew Bellamy s’est retrouvé à la batterie, laissant le micro et la basse au batteur Dominic Howard, tandis que le bassiste Christopher Wolsenholme “jouait” de la guitare et du clavier.

Iron Maiden l’avait déjà fait en 1986 à la télévision allemande :

…et d’aucuns se souviendront du playback “raté” de Michel Delpech, mimant “La Dernière Séance” d’Eddy Mitchell dans la joie et la bonne humeur (je n’ai pas retrouvé les images parce que je n’ai pas que ça à faire non plus :P )…

5 comments septembre 28, 2009

Une petite musique de film : Moving Soundtracks

Dimanche soir dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film se penchera sur

Fondés en 1980 par Michel Duval et Annick Honoré dans le but de distribuer les artistes de la Factory au Benelux, Les Disques Du Crépuscule sont devenu un label de qualité au fil des ans. Non contente d’avoir hébergé différents artistes depuis sa création, la petite maison de disques belge a également sorti plusieurs compilations de tout premier choix. Moving Soundtracks est l’un d’entre elles : une sélection de musiques de film revues et corrigées par des musiciens tels que Antena, Paul Haig ou Gabrielle Lazure qui reprend A Children’s Tale de La Nuit du Chasseur.

C’est en 1983 que Michel Duval invite quelques groupes à offrir des relectures personnelles de leurs musiques de films favorites. Le résultat ne sortira que huit ans plus tard, accueillant l’un ou l’autre titre supplémentaire, dont deux compositions signées Henry Mancini : Experiment in Terror réarrangé par La Muerte, et le morceau-titre d’Arabesque par The Wayfarers.

Cette compilation très originale offre au public un aperçu extrêmement accessible du savoir-faire d’artistes injustement méconnus. On retrouve néanmoins en ouverture Amore + Amora que le maître Ennio Morricone composa en 1978 pour le film Cosi Come Sei d’Albert Lattuada. Un autre délice de fin gourmet est l’hommage à la MGM par Be Music alias New Order. En outre, on y trouve également le duo Virginia Astley et Jean-Paul Goude sous le nom de The Dream Makers avec La Chanson d’Hélène extraite du film Les Choses de la vie de Claude Sautet.

La compilation Moving Soundtracks fut rééditée en 2008 par LTM dans une version remasterisée et augmentée de quatre titres. Toujours présente, la très étonnante version du thème de Shaft par Cabaret Voltaire continue d’aller dans les pattes. Une version dont on se lasse (presque) aussi peu que le l’original !

2 comments septembre 24, 2009

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