Archive for février 2009
schizo fait sa promo !

Le 7 mars prochain (c’est un samedi), la Maison des Musiques (rue Lebeau à Bruxelles) sera le décor d’une soirée fine, folk et féminine.
Anglaise expatriée à New York, Essie Jain compose un songwriting tout en délicatesse, à la fois mature et fragile, teinté d’un charme presque enfantin.
En première partie, je ressors Ginger, ma guitare, pour la première fois depuis… euh… longtemps, délaissant mes camardes de jeu le temps d’une soirée.
Le nombre de places étant limité, il est fortement conseillé de réserver.
(détails ici)
Add comment février 26, 2009
Lounge or not lounge ?
Je hais cette appellation ! Elle me fait penser à Claude Challe et à tous ses petits suiveurs opportunistes dont le but inavoué est de dépouiller des bobos en mal d’exotisme. Très peu pour moi, merci beaucoup !
Partie du trip-hop et du downbeat, la “lounge” est vite devenue un repère de malfrats qui n’en veulent qu’à notre porte-feuilles…
Et pourtant, l’électronique “de salon” (appelons ça ainsi, voulez-vous ?) comprend de nombreux albums à la beauté intemporelle. Pour cette suite de ma liste (non exhaustive) dédiée aux musiques électroniques, je vous invite à découvrir les albums présentés dans l’article “Électronique de salon” repris dans la version online de la nouvelle Sélec, parmi lesquels on retrouvera Château Flight, Kelpe et Lindstrøm (je sais : à ce stade-là, ça devient obsessionnel)…
Add comment février 23, 2009
Une petite musique de quoi ?
Un début d’angine et une tooouuuute petite tension m’ayant cloués au lit, Première Séance vous propose Une petite musique de film “surprise” demain soir… petite musique piochée au hasard des archives de ces quatre dernières années.
Et dire que c’est la première fois que ça m’arrive…
1 comment février 21, 2009
Harvie Krumpet
L’arrivage dans nos services de deux DVD édités par le CNDP m’a permis de découvrir (et de visionner près d’une demie douzaine de fois en quelques jours – quand j’aime, je ne compte pas !) le remarquable court métrage “Harvie Krumpet” de l’Australien Adam Elliot.
Oscar 2004 du meilleur court métrage d’animation, ce petit film de 23 minutes met en scène la vie mouvementée d’un Polonais malchanceux narrée par un Geoffrey Rush au sommet de son art.
Ce court métrage mérite d’être regardé plusieurs fois, et le CNDP ne s’y est pas trompé : il offre en effet de nombreuses ouvertures pédagogiques sur des thèmes variés sans jamais être moralisateur.
Sa forme ludique et son second degré assumé permettent d’aborder avec beaucoup de légèreté des thématiques délicates, et j’aurais aimé voir de genre de films au cours de ma scolarité pour ouvrir un débat sur la maladie, la mort, le droit à la différence, l’immigration ou le handicap physique et mental, plutôt que des fictions politiquement correctes ou des documentaires abordant ces sujets de façon purement théorique.
Car la grande réussite de “Harvie Krumpet” est de présenter les choses tristes de la vie à travers un personnage qui semble collectionner les coups du destin sans jamais s’en plaindre. À la manière d’un Almodovar ou d’un Ken Loach, Adam Elliot met en scène un pauvre héros qui garde espoir envers et contre tout : c’est la vie, et on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a !
Voilà sans doute la véritable morale de cette histoire : à nous de décider de ce qui est bon pour nous et d’aller de l’avant avec ce que la vie nous a donné… ou repris.
Add comment février 16, 2009
Une petite musique de film : Juno
Dimanche soir dans l’émission Première Séance,
Une petite musique de film se penchera sur

Parfois, un blog, ça même à tout. Regardez Pluto…

(je sais : c’est idiot, mais ça m’amuse !)
…regardez plutôt : écrit par la bloggeuse Diablo Cody dont c’est le premier scénario, “Juno” fut le succès-surprise de l’année dernière malgré son sujet casse-gueule (une adolescente enceinte décide de donner son enfant à l’adoption). Porté par des dialogues, une mise en scène et un casting épatants de justesse et de légereté, il est possible que ce film devienne un classique, grâce entre autres à sa bande son intemporelle : lorsque le réalisateur Jason Reitman demanda à son interprête principale, la pétillante Ellen Page, quelle musique Juno était susceptible d’aimer, la jeune fille répondit sans hésiter : The Moldy Peaches ! Formé par Adam Green et Kimya Dawson, le duo a fini par se scinder, l’un comme l’autre menant depuis sa carrière en solo.
Contactée par la production, Kimya Dawson mit à disposition une centaine de chansons dont six se retrouvent sur la bande originale de “Juno” aux côtés des Kinks, de Buddy Holly, Belle & Sebastian, Cat Power ou encore The Velvet Underground pour un album aussi rafraîchissant que le film.
9 comments février 13, 2009
Bye Bye Cachaito !
Le contrebassiste Orlando Lopez, qui avait commencé à jouer de son instrument à l’âge de 5 ans (!) pour faire plaisir à son grand-père, est décédé lundi à l’âge de 76 ans.
Et nous de revoir “Buena Vista Social Club” en souvenir du bonhomme…
Add comment février 11, 2009
Schizophrène, moi ?
Vous vous en doutiez : je ne suis pas une intello. J’en suis même tout le contraire.
Voilà qui explique peut-être l’absence de commentaires sur ce modeste blog, qu’en dites vous ?
Ou alors serait-ce l’absence de parti pris ?
Honnêtement, qui peut bien prendre au sérieux une pauvre fille qui, entre deux musiques de film, donne son avis sur des choses aussi éloignées les unes des autres que “A Cross the Universe” et “Don’t look now“, Beethoven et Datarock, “Dexter” et le théâtre de Bertolt Brecht, Hubert von Goisern et Underground Resistance, le porno “d’auteur” et les films de zombies ?
Schizophrène, moi ? Totalement !
Mais pas au sens clinique du terme.
D’ailleurs, vous étiez prévenus !
En fait, je crois que ce blog est atteint du syndrome “trop ou pas assez”. C’est un syndrome fort difficile à expliquer, mais je vais essayer quand même :
tour à tour, et selon les individus, on pourra le trouver trop
- frivole
- brouillon
- léger
- sérieux
- inconséquent
- individualiste
- éclectique
- pointu
- caustique
- superficiel
- impersonnel
ou pas assez
- frivole
- brouillon
- léger
- sérieux
- inconséquent
- individualiste
- éclectique
- pointu
- caustique
- superficiel
- impersonnel
Vous me suivez ?
Tout ça a beau être paradoxal (comme tout schizophrène qui se respecte), il me semble que c’est l’absence totale de parti pris qui veut ça – si ce n’est celui de ne pas vous imposer des tartines longues comme le bras. Voyez-vous, je ne suis qu’une petite scribouillarde passionnée de musique, de lecture, de cinéma (et encore, je ne vous parle ici ni de cuisine, ni de tricot – j’ai un autre endroit où le faire), et cet espace virtuel me sert de vaste fourre-tout (pour ne pas dire de vaste bordel) où répertorier en quelques phrases mes petits et grands coups de cœur. Alors, forcément, ce sera toujours “trop” ou “pas assez” puisque mes coups de cœur sont ce qu’ils sont : subjectifs, spontanés, parfois naïfs, rarement réfléchis, et ce ne sont jamais que des instantanés de mes goûts à un moment donné.
Ce que j’aime aujourd’hui ne me plaira peut-être plus demain (et vice versa), et j’aime bien savoir qu’il y a sur la toile un petit endroit où retrouver tout ça.
Quand je serai vieille, aigrie et couverte de l’urine de mes quatorze chats dans une maison toute bringuebalante, je me relirai peut-être en me disant : “Putain ! Qu’est-ce que j’ai pu me la pêter quand j’étais jeune !”.
Ou alors : “Sacré d’saint milliard de non di djû, j’aurais bien fait de réfléchir un peu avant de pondre des futilités pareilles !”. Et je me lèverai difficilement de ma chaise percée pour mettre un 33 tours de musique concrète…
Argghh !
4 comments février 10, 2009
Appel à témoins
Pour le dixième mois consécutif, nous nous sommes penchés sur les musiques de films pour en fêter le centenaire. En ce mois de février, les “nouveaux symphonistes” sont à l’honneur avec, comme petit dessert pas dégueulasse, le top cinq de I:Cube, moitié du duo Château Flight.
Nous sommes d’ores et déjà occupés à vous concocter un joli bonus pour le mois prochain (l’idée de base était de faire un “Top 100″, mais le choix eut été trop douloureux), et comme nous sommes des gens hyper prévoyants, nous voyons même au-delà puisque le mois d’avril aura droit lui aussi à une sélection de musiques de films… d’horreur, BIFFF oblige.

Pour compléter cette future sélection qui ne sent pas le poisson (d’avril !), nous vous lançons un appel, chers lecteurs cinéphiles, mélomanes ou simplement curieux, afin de collecter vos dix musiques de films préférées au monde !
Vous êtes invités à nous en faire part avant le lundi 23 mars, ici-même, dans les commentaires, ou sur le site des Médiavores, dans le topic “Musiques de films : votre top 10″.
(afin d’éviter les doublons, veuillez ne laisser votre playlist que sur l’un des deux sites)
Vos modestes serviteurs feront fumer le peu de neurones qui leurs restent après ce marathon cinématico-musical pour établir des statistiques et dévoiler à la face du monde vos favoris.
Il fallait bien ça pour récompenser votre fidélité puisque la saga pour les 100 ans des musiques de films fut l’un des feuilletons les plus suivis sur le site de La Médiathèque en 2008 !
Merci à vous, et pourvu qu’ça dure…
32 comments février 7, 2009
Une petite musique de film : The Hunting Party
Dimanche soir dans l’émission Première Séance,
Une petite musique de film se penchera sur

Avec ses musiques inspirées de gamelan et des percussions africaines, Rolfe Kent ne tarda pas à se faire remarquer par le 7e art après avoir mis en musique plusieurs pièces de théâtre. Dès 1989, il enchaîne les collaborations pour la télévision et le cinéma.
En 2007, le compositeur (quasi-autodidacte) anglais retrouve le réalisateur Richard Shepard pour la cinquième fois depuis leur rencontre sur le tournage de Inside Out, série de films gentiment sexuels produits par Hugh Hefner, le grand patron de Playboy. Pour The Hunting Party, le musicien poursuit sa voie non conformiste avec des orchestrations hautement originales, telles qu’on peut les entendre, entre autres, dans le générique de la série Dexter (comment ça, j’en parle tout le temps ???).
Agrémenté de quelques cerises sur le gâteau (Rachid Taha, The Sweet ou encore une version très surprenante, en serbe me semble-t-il*, de “I fought the law” par Nirvan Pistoljevic), cette bande originale nous offre un Rolfe Kent en très grande forme et me conforte dans l’idée qu’il s’agit là d’un futur grand nom de la musique de film !
*si vous en savez plus, n’hésitez pas à me le faire savoir, merci !
Add comment février 5, 2009
Bolchewisten !
Après avoir commencé d’une humeur bien maussade force de remises en questions personnelles et professionnelles, ma journée d’hier se clôtura en compagnie de Bertolt Brecht et Kurt Weill. De leurs esprits, tout du moins.
Programmée au Festival de Liège, la pièce musicale “Der Jasager/Der Neinsager” du célèbre duo berlinois se tient dans un décor de cabaret surplombé par un énorme “Dreams for Sale”.
En grande amatrice du duo Brecht/Weill, il me serait facile d’apprécier n’importe quelle mise en scène de leurs œuvres, or, il ne s’agissait ici pas de n’importe quoi : Frank Castorf et ses huit acteurs de la Volksbühne Berlin ont su insuffler à ce texte toute la fantaisie et le surréalisme qu’il mérite. Entre un acteur se faufilant au milieu du public, une comédienne désarticulée et deux sopranes crachant du champagne, l’esprit irrévérencieux du dramaturge était on ne peut plus présent. L’histoire, pourtant, tient en quelques lignes : un enfant dont la mère est malade rejoint une expédition pour trouver un remède à l’épidémie qui ravage la ville. Lui-même contaminé, le groupe lui laisse le choix : rester là pour mourir ou être ramené en ville…

Sans doute est-ce la simplicité des récits brechtiens qui séduit autant de metteurs en scène : faciles à adapter, ses pièces demeurent intemporelles et ses pirouettes délibérément irréalistes permettent toutes sortes de digressions formelles.
Brecht lui-même aimait à rappeler que cela ne se passe pas comme ça dans la vraie vie (cf. l’acte final de “Die Dreigroschenoper”).
Petite cerise sur ce gâteau déjà fort appétissant, j’eus tout le loisir d’observer du coin de l’œil les réaction de Frank Castorf, assis à quelques sièges du mien, qui, quelques années après avoir créé la pièce, reste visiblement émerveillé par le jeu (au sens ludique du terme) de ses comédiens.
Après ce court spectacle (50 minutes chrono), ma journée s’acheva par une rencontre inopinée avec le renard de mon quartier (sans blague !) me scrutant, immobile, sous la neige tombante.
Magique !
Add comment février 4, 2009
