Posts filed under 'Les coulisses'

Plaque tournante

Après vous avoir offert un bref aperçu de l’antre de la folie (dont la porte a encore connu quelques modifications depuis…), laissez-moi vous parler d’une autre plaque tournante absolument indispensable au bon fonctionnement de notre belle institution : le magasin.

02 06 Magasin

Tenu avec le sourire par Christine, notre mère à tous, c’est là que défilent chaque semaine les arrivages de médias avant d’être dispatchés dans les différents services. Entre temps, ils auront été déballés, enregistrés et confiés à l’encodage et à la préparation.

C’est là aussi que défile l’ensemble du personnel (ou presque) pour glaner quelques nouveautés encore chaudes, sortir les codes barre, préparer les envois ou simplement discuter en toute tranquillité en attendant que le thé ait fini d’infuser… car le magasin se trouve en face d’un autre point stratégique : la machine à café (et la bouilloire aussi, parce que le thé infusé dans du café, c’est pas bon !).

Passage obligé pour qui veut se tenir au courant des derniers arrivages (et des derniers potins aussi), le magasin est une véritable caverne d’Ali Baba où il fait bon vivre.

Merci Christine :D

4 comments juin 2, 2009

L’antre de la folie

two-little-pigs

Derrière cette porte se trouve le secret le mieux gardé de La Médiathèque. Tenu par deux individus peu fréquentables, l’antre regorge de trésors cachés…

C’est là, sous l’œil vigilant de mes fournisseurs, que je me procure les substances acoustiques qui m’aident à vivre dans ce monde de fous.

Dès ses premiers pas dans la pièce sombre et hostile, le visiteur est accueilli par une musique de beatnik à défriser l’afro le plus crépu. Les gardiens du Temple, penchés sur leur travail de Titan (trier, encoder, faire circuler leur marchandise), profitent de ces visites à l’improviste pour mettre discrètement sous le nez du pauvre fou assez inconscient pour pénétrer ce lieu de débauche toutes sortes de nouveautés pop, rock ou electro francophones et internationales, ne faisant qu’aggraver son addiction pourtant déjà bien entamée.

C’est là que j’ai découvert, entre autres, “Triple Rock” de Dosh, “Dystopia” des Midnight Juggernauts, “Where You Go I Go Too” de Lindstrøm et la bande originale de “Wild Tigers I have known“, parfois même sur les conseils des deux cerbères qui profitent de ma faiblesse et de ma dépendance pour m’y enfoncer davantage. À ce rythme-là, je ne suis pas prête de décrocher !

François, Philippe : on vous aime :)

3 comments novembre 24, 2008

Les dix commandements

Suite à de récents échanges de mails peu réjouissants, je me permets de rappeler ici quelques règles de savoir-vivre à l’usage de celles et ceux qui souhaitent voir leurs créations chroniquées dans les médias, quels qu’ils soient.

  

Petit mode d’emploi :

  

1.   Ciblez juste : un média n’est pas l’autre, et au sein d’une même organisation coexistent différentes personnes aux sensibilités parfois antagonistes. L’important est de savoir laquelle sera la plus apte à apprécier votre travail à sa juste valeur (ou celle que vous souhaitez lui donner), et il vous sera facile de prendre contact avec elle via l’organisation pour laquelle elle travaille. (NB : il peut arriver que des scibouillards comme moi multiplient les casquettes, et il est de bon ton de ne pas contacter le scribouillard en question via sa page “MySpace Music”, car cet espace est réservé à ses activités artistiques et non rédactionnelles)

 

2.   Faites preuve de recul : on est généralement le moins bien placé pour juger son propre travail, et une (auto)biographie bourrée de superlatifs à plus vite fait d’effrayer que de séduire. Pareil pour un usage excessif de l’ironie. Si l’humour est le bienvenu, il doit vous mettre en valeur et non vous desservir.

 

3.   Soignez votre présentation, tant le vocabulaire – ni fautes d’orthographe, ni argot internet et smilies à outrance – que la mise en page (évitez les fichiers volumineux et contentez-vous, par exemple, d’un lien vers un site internet).

 

4.   Donnez une information claire et précise : n’essayez pas de titiller la curiosité du rédacteur en tournant autour du pot – il se peut que vous ayez du temps qu’il n’a pas. S’il veut en savoir plus, il vous contactera certainement.

 

5.   Souvenez-vous que derrière chaque plume se cache un être humain, avec ses humeurs, ses soucis et son emploi du temps. S’il vous fait savoir, poliment mais fermement, qu’il ne chroniquera pas votre oeuvre, ne le prenez pas personnellement : peut-être manque-t-il simplement de temps pour le faire correctement, et ce ne serait pas vous rendre service que de bâcler son papier.

 

6.   N’insistez pas : il n’y a rien de plus énervant que d’avoir à ses basques un artiste autoproclamé qui cherche à vous imposer ce que vous avez à faire. Rien ne vous empêche de relancer le rédacteur de votre choix au bout d’un temps plus ou mois court, mais évitez de lui envoyer un mail quotidien au risque de vous retrouver (assez rapidement) dans sa boîte à spams.

 

7.   Faites preuve d’humilité et rappelez-vous que le rédacteur est à votre service, pas à vos ordres. Il fait son travail de même que vous faites le vôtre, et il peut s’agir, dans les deux cas, de travail bénévole.

 

8.   Dans tous les cas, restez courtois ! La plupart du temps, votre correspondant ne vous connaît pas plus que vous ne le connaissez, alors évitez de lui faire la leçon ou, pire, de l’insulter : c’est le moyen le plus efficace de devenir persona non grata, car les nouvelles vont plus vite que vous ne pourriez le croire.

 

9.   Restez dans un cadre professionnel. Même si des affinités et des liens peuvent se créer, ce n’est pas une raison pour outrepasser les limites de la décence et chercher à faire copain-copain.

 

10.  C’est du donnant-donnant : n’attendez pas du rédacteur qu’il se fasse une opinion sur base de quelques titres entendus sur MySpace. Mettez à sa disposition des enregistrements de bonne qualité, un dossier de presse et invitez-le à vos concerts, ce qui, après les échanges virtuels, reste le meilleur moyen de faire bonne impression.

 

N’oubliez pas non plus que le respect s’impose dans les deux sens : si vous ne vous sentez pas pris en considération par votre correspondant, tentez votre chance auprès de quelqu’un d’autre, mais ne vous laissez pas décourager et n’en faites surtout pas une affaire personnelle ! Il y a des cons partout, et un petit pouvoir (réel ou fantasmé) ne donne à personne le droit de vous prendre de haut. La meilleure chose à faire dans ces cas-là est de lâcher l’affaire et d’aller voir ailleurs.

 

Bon courage !

2 comments octobre 6, 2008


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