Posts filed under 'Les listes'

Lounge or not lounge ?

Je hais cette appellation ! Elle me fait penser à Claude Challe et à tous ses petits suiveurs opportunistes dont le but inavoué est de dépouiller des bobos en mal d’exotisme. Très peu pour moi, merci beaucoup !

Partie du trip-hop et du downbeat, la “lounge” est vite devenue un repère de malfrats qui n’en veulent qu’à notre porte-feuilles…

Et pourtant, l’électronique “de salon” (appelons ça ainsi, voulez-vous ?) comprend de nombreux albums à la beauté intemporelle. Pour cette suite de ma liste (non exhaustive) dédiée aux musiques électroniques, je vous invite à découvrir les albums présentés dans l’article “Électronique de salon” repris dans la version online de la nouvelle Sélec, parmi lesquels on retrouvera Château Flight, Kelpe et Lindstrøm (je sais : à ce stade-là, ça devient obsessionnel)…

Add comment février 23, 2009

Me, myself and I

Pour cette dernière de l’année, plutôt que de vous faire le coup des titres qui ont tourné en boucle chez moi (une lecture attentive de ce blog vous aura sans doute mis la puce à l’oreille…), je préfère répondre à l’appel d’Ada et vous sers, par ordre alphabétique de leurs interprètes, cinq chansons dans lesquelles je me reconnais + LA chanson d’amour.

Exercice trivial et pourtant bien moins aisé qu’il n’y paraît…

 

 

Fiona Apple, “Extraordinary Machine

parce que je suis comme ça.

 

 

Depeche Mode, “Home

parce que je reviens de loin et que j’ai été bien entourée.

 

 

Dit Terzi, “Les myosotis”

parce qu’elle a l’art de la métaphore.

 

 

The Mighty Bop feat. E.J.M., “Freestyle linguistique”

parce que je suis trilingue et que ce blog doit son nom à cette chanson.

 

 

Moloko, “Remain the same

parce que c’est bien vrai !

 

 

…et LA chanson d’amour :

Lou Reed, “Perfect Day

(attention ! l’extrait est tiré du film “Trainspotting” et débute sur une intraveineuse en gros plan…)

parce que l’amour peut avoir différents visages et que je me suis toujours demandée pour qui il l’avait écrite.

 

 

Sans oublier toutes les chansons que j’ai écrites au fil des ans pour les uns, pour les autres et pour moi-même

 

Bonne année, bonne santé, et à la semaine l’année prochaine !

2 comments décembre 29, 2008

Electrock’n'roll

Voici une suite à ma liste visant à faire entrer l’electro dans les oreilles des néophytes, avec l’esprit punk, rock, disco revisité. On ne réfléchit pas, on ne cherche surtout pas à comprendre, on lève les bras et on profite de l’instant. Comme quoi, le bonheur, c’est parfois simple comme bonjour.

La preuve par cinq (à voir en concert, si possible) :

Mylo, “Destroy rock & roll” (2004)

Avec son manifeste sous forme de bras d’honneur, Mylo a fait l’unanimité quand il est sorti de son trou écossais : “Pure dancefloor-destroying perfection” selon Q Magazine, sacré album du mois par différents titres de presse, spécialisés ou non, “Destroy rock & roll” a dépoussièré le genre et s’est retrouvé au sommet des hit-parades grâce, entre autres, au bootleg mixant “Doctor Beat” de Miami Sound Machine avec son “Drop the Pressure”.

Justice, “” (2007)

Ils se moquent de tout, ils ne respectent rien, et voilà une raison suffisante pour que je les adore ! Non content d’avoir remis la techno dans les cours d’écoles, le duo français insuffle à ses concerts du gros son lourd qui tache, dans la plus pure tradition heavy metal, se moquant des conventions au point de livrer au (trop) sérieux label Fabric le mix le plus couillu de tous les temps. L’album fut refusé parce qu’il ne “correspondait pas aux standards habituels” du label (ah ! la politesse anglaise !). Pour retrouver dans votre salon toute l’énergie de ces deux branleurs de haut vol, un live (CD + DVD) vient de sortir chez Ed Banger.

Datarock, “Datarock” (2007)

Depuis toujours (ou presque), la ville norvégienne de Bergen livre un nombre incalculable d’artistes souvent recommandables, de Henrik Ibsen à Röyksopp en passant par Edvard Grieg et Kings of Convenience. Datarock n’y échappe pas et livre avec son album éponyme une belle macocoille de styles (pour en savoir plus, c’est par ici).

Calvin Harris, “I created disco” (2008)

Avec cet album sautillant, on attendait de voir ce que Calvin Harris valait sur scène, et – nondîdjû – nous ne fûmes pas déçus : aux dernières Ardentes (où il remplaçait M.I.A.), il m’a littéralement fait retomber en adolescence. Les bras en l’air, j’ai hurlé ses paroles jusqu’à en être aphone avant de quitter le concert avec un sourire qui ne m’a pas quitté de la soirée. Mademoiselle dit merci !

Midnight Juggernauts, “Dystopia” (2008)

Je ne reviendrai pas sur mon album de l’été. Libre à vous d’aller voir ici tout le bien que je pense de ce trio australien.

7 comments décembre 1, 2008

Classic electronic

Depuis que ce blog est en ligne, je n’ai jamais caché mon amour des musiques électroniques, qu’il s’agisse de trucs limite-couillons (mais ô combien efficaces !) à la Justice et consorts ou de pièces plus sophistiquées, comme celles de Manuel Göttsching ou de Lindstrøm. Entre les deux, une multitude de nuances, de textures, de sensibilités différentes. Aussi, je me désole quand je suis confrontée à des personnes hermétiquement fermées à ce genre qui n’en est pas un puisque l’électronique n’est jamais qu’un instrument, au même titre que la guitare ou le piano. Mettre tous les musiciens “electro” dans un même sac reviendrait à comparer Georges Brassens à Angus Young, et dans un cas comme dans l’autre, admettez qu’il y a de le marge…

Mon but n’est pas de convertir les plus réticents, mais de proposer aux curieux quelques pistes pour se mettre dans le bain. Pas question de se jeter à l’eau pour se refroidir davantage : je vous promets que l’eau est tiède (voire chaude) ! Tout comme les grandes familles du rock, du jazz et de la musique classique, cette petite soeur méconnue à plus d’un tour dans son sac, et il y en a (vraiment !) pour tous les goûts, du plus sage au plus excentrique.

Au fil des mois, je vous proposerai (à un rythme totalement aléatoire) quelques albums que j’aime, sans donner de leçons et encore moins un cours magistral sur les différents courants. Du subjectif, rien que du subjectif : ma discothèque électronique idéale.

Pour commencer tout doux, voici la preuve par cinq que classique et électronique peuvent faire (très) bon ménage :

Wendy Carlos, “Switched-On Bach” (1968)

Proche de Robert Moog, concepteur des synthétizeurs du même nom, Wendy Carlos fait figure de pionnière en ce spécialisant dans les musiques électroniques dès le milieu des années 60. Sur ce premier album, elle passe Bach à la moulinette Moog et reçoit les hommages de Glenn Gould himself qui qualifie son premier essai de “disque de la décennie”. Accessoirement, “Switched-On Bach” sera album de platine et emportera trois Grammy Awards.

Jeff Mills & l’Orchestre National de Montpellier, “Blue Potential

(enregistrement public au Pont du Gard le 2 juillet 2005, publié en 2006)

Pour les vingt ans d’inscription du Pont du Gard au patrimoine mondial de l’UNESCO, il fallait un événement à la hauteur du site. Ce fut chose faite en associant l’Orchestre National de Montpellier au Dieu vivant de la techno de Detroit. Arrangés par Thomas Roussel, les titres de Jeff Mills gagnent une dimension supplémentaire et font définitivement tomber les barrières entre les genres. Les envolées de cordes et les rythmes électroniques se complètent à merveille, apportant une puissance inouïe aux morceaux originaux. Le CD est accompagné d’un DVD comprenant le concert, des interviews et un documentaire sur cette création hors du commun.

London Sinfonietta, “Warp Works & Twentieth Century Masters

(enregistrements publics de 2003 et 2004, publiés en 2006)

Née du désir de rapprocher les artistes du label Warp (ici Aphew Twin et Squarepusher) et leurs illustres prédécesseurs (entre autres John Cage, Steve Reich et Karlheinz Stockhausen), cette série de concerts du London Sinfonietta, ensemble emblématique de la musique contemporaine, propose une belle porte d’entrée pour découvrir la musique – pas toujours très accessible – des compositeurs d’avant-garde d’hier et d’aujourd’hui. Un mélange savamment dosé et pour le moins réussi.

Gabriel Yared & Underworld, “Breaking and Entering (2006)

Réunis par Anthony Minghella pour son film “Breaking and Entering”, le compositeur d’origine libanaise et le duo anglais ont composé une musique à la fois complexe et sensible. Les trois hommes ont pris le temps d’explorer leurs univers respectifs, et les arrangements de cordes somptueux du premier côtoient avec naturel les textures électroniques brutes et râpeuses des seconds, offrant à l’auditeur des ambiances sonores paradoxales et néanmoins complémentaires.

Laibach, “KunstDerFuge” (2008)

Quarante ans après Wendy Carlos, Laibach revisite Bach à sa sauce.

Pour en savoir plus, voir l’avis de Noreille.

..et aussi “Modern Rhapsodies” de Maxence Cyrin (tubes de la musique électronique repris au piano solo), “Not for piano” de Francesco Tristano (la techno de Detroit revue au… piano solo) et “Down to the Bone” de Sylvain Chauveau (un hommage acoustique à Dépeche Mode).

Notons également la sortie toute récente chez la très sérieuse Deutsche Grammophon Gesellschaft de “ReComposed by Carl Craig & Moritz von Oswald”, troisième volet d’une série ouverte aux musiciens et compositeurs “électroniques”. Après Matthias Arfmann et Jimi Tenor, c’est au tour de Carl Craig et Moritz von Oswald de revisiter la musique classique (Maurice Ravel et Modeste Mussorgsky).

Que vous aimiez ou non cette modeste sélection, tous vos commentaires et suggestions sont les bienvenus !

3 comments octobre 20, 2008

Ma discothèque idéale (suite)

Premier album acheté The Cure, Disintegration (la classe !)

Un album piqué à mes parents la bande originale de Grease

Un album qui a changé ma vie Diamanda Galás, The Divine Punishment

Un album à écouter en voiture Kraftwerk, Autobahn

Un morceau pour marcher dans la rue Justice, D.A.N.C.E. (in )

Un morceau pour faire de l’aérobic Jarby McCoy, Pan (in Décollages) (N.B. Je ne fais pas d’aérobic)

Un album de début de soirée Medeski, Martin & Wood, Uninvisible

Un album pour prendre l’apéro Shortbus, bande originale

Une chanson pour un karaoké Queen, Bohemian Rhapsody (in A Night at the opera)

Une autre chanson pour danser Britney Spears, Toxic (in In the zone)

Un album pour pleurer Björk, Vespertine

Un album pour les soirs de pluie Ane Brun, Duets

Un album pour se reposer Philip Glass, Solo piano

Un album pour se coucher Laurie Anderson, Live in New York

à suivre

Add comment septembre 10, 2008

Mon top 5…

…des plus grands moments de musique au cinéma

(par ordre alphabétique) :

 

 

Sonny, dans Aaltra ;

La scène du bar dans Calvaire (âmes sensibles s’abstenir !) ;

Eye of the Tiger, dans Persepolis ;

Night Fever, dans Saturday Night Fever ;

Bohemian Rhapsody, dans Wayne’s World.

 

 

3 comments août 4, 2008

Ma discothèque idéale (work in progress)

Oui, je sais : les listes, c’est pas très original,

mais c’est bientôt les vacances et, qui plus est, j’ai du travail en retard… ;)

 

 

Un album pour se lever : Gonzales, Piano solo

Un album pour les petits déjeuners au lit : n’importe quelle compilation de bossa nova

Une chanson à chanter sous la douche : Baccara, Yes sir, I can boogie

Un album pour faire le ménage : Ministry, In case you didn’t feel like showing up

Un album pour faire la cuisine : Matthew Herbert, Plat du jour

Un album à écouter dans son bain : Cinematic Orchestra, Man with a movie camera

Une chanson pour s’épiler : “Last night a DJ shaved my wife” (artiste inconnu)

Une chanson pour l’homme de ma vie : Taxi Girl, Cherchez le garçon (il comprendra)

Une chanson pour mon pire ennemi : Patrick Sébastien, “Le petit bonhomme en mousse” (in “Magic Sébastien“)

Un album pour danser : Midnight Juggernauts, Dystopia

Un morceau pour séduire : Steve Bug, “You make me feel” (in “Sensual“)

Une chanson pour faire l’amour : Max Berlin, “Elle et moi” (en boucle) (par exemple sur l’excellente compilation “I like it vol. 1“)

Un album pour s’engueuler : Diamanda Galás & John Paul Jones, The sporting life

Un album pour se réconcilier : Fiona Apple, When the pawn…

Une chanson antidéprime : Devo, “Gut Feeling” (in “Are we not men ? We are Devo !“)

Un morceau pour comater : Cristian Vogel, “Cancion sintetica” (in “Specific momentific“)

…et si le coma se prolonge : Manuel Göttsching, E2-E4

 

 

A suivre…

4 comments juillet 28, 2008


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