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Toute mon enfance !
Aujourd’hui, La Rue Sésame fête ses 40 ans. Une belle occasion de revenir avec émoi sur cette émission increvable qui a accompagné toute mon enfance, au même titre que la cultissime Sendung mit der Maus !
Grande soeur du Muppet Show, la série télévisée enfantine la plus populaire au monde doit son succès à une galerie de portraits étrange et néanmoins charmante : on y retrouve ainsi Kermit la grenouille et de nombreux personnages récurrents, tels que Big Bird, Elmo, Cookie Monster, et, bien sûr, Ernie & Bert, le duo-star dont certains affirment qu’il s’agirait du premier couple homosexuel de la télévision.
Quarante ans après sa création par l’équipe de Jim Henson, La Rue Sésame n’a pas pris une ride et continue d’enchanter les petits et grands.
Et plutôt que des grands discours, voici de belles images :
Pourvu que ça dure !
8 comments novembre 10, 2009
Les joies du playback
Récemment invité à une émission de la Rai Due, le groupe Muse (qui avait insisté pour jouer en live et a, décidément, beaucoup d’humour) s’est amusé à intervertir les rôles pour le playback de leur nouveau single. Ainsi, le chanteur-guitariste Matthew Bellamy s’est retrouvé à la batterie, laissant le micro et la basse au batteur Dominic Howard, tandis que le bassiste Christopher Wolsenholme “jouait” de la guitare et du clavier.
Iron Maiden l’avait déjà fait en 1986 à la télévision allemande :
…et d’aucuns se souviendront du playback “raté” de Michel Delpech, mimant “La Dernière Séance” d’Eddy Mitchell dans la joie et la bonne humeur (je n’ai pas retrouvé les images parce que je n’ai pas que ça à faire non plus
)…
5 comments septembre 28, 2009
Joie de vivre !
Comme j’ai la fâcheuse tendance à vouloir systématiquement garder le meilleur pour la fin, même au boulot, je ne dois pas m’étonner de déprimer quand je me lance à corps perdu dans des recherches autour de la tuerie de Polytechnique, Erzsébet Báthory et l’esthétique macabre au cinéma…
Vivement que j’enchaîne sur la pop canadienne et Claudine Beccarie !
Add comment septembre 1, 2009
Le petit Robert
N’ayons pas peur des mots : il est l’un des meilleurs ! Qu’il joue le yuppie toxicomane (Less than zero), l’homosexuel en phase terminale du SIDA (Pour une nuit), l’éditeur déjanté (Wonder Boys), le journaliste alcoolique (Zodiac) ou simplement le super héros (Iron Man), Robert Downey Jr. bouffe littéralement l’écran à chaque apparition et n’a pourtant pas la notoriété d’un Brad Pitt ou d’un George Clooney (qui le dirigea dans Good night, and good luck). Pour une large partie de la population, il reste le petit ami d’Ally McBeal, et à tous ceux-là, j’ai envie de crier : “Vous ne savez pas ce que vous ratez” ! Quel que soit le rôle qui lui est confié, Robert Downey Jr. s’en sort toujours avec brio, même dans les pires nanars, car il fait partie de ces rares comédiens qui prennent visiblement plaisir à jouer, quel que soit le film, alimentaire ou non (et de l’alimentaire, il en fait un paquet – que l’acteur à la filmo irréprochable lui jette la première pierre !).
C’est d’autant plus épatant que Robert Downey Jr. revient de loin. Je ne reviendrai pas ici sur ses déboires avec l’alcool et autres substances (si vraiment ça vous intéresse, un tour sur Wikipedia vous en apprendra plus qu’il n’en faut), mais il aurait pu rester éternellement le fils de ce réalisateur de films underground et tomber bien plus bas qu’il ne le fit. C’est d’ailleurs dans un film de son père, Robert Downey Sr. (fallait-il le préciser ?) qu’il fit ses premiers pas dans le septième art dès l’âge de cinq ans.
Près de quarante ans plus tard, et malgré une longue traversée du désert due à ses abus passés (pour la petite histoire, bon nombre de rôles important lui filèrent sous le nez pour des questions d’assurance), il est toujours là, plus en forme que jamais. J’en veux pour preuve son extraordinaire rôle de composition dans le génial Tonnerre sous les Tropiques de Ben Stiller : son interprétation de l’acteur “méthode” qui ne quitte son personnage à aucun moment, même hors tournage, lui valut d’ailleurs d’être nommé au Golden Globe et à l’Oscar du meilleur second rôle masculin en ce début d’année – les deux distinctions revenant à titre posthume à Heath Ledger pour son Joker dans The Dark Knight.

Et pourtant, il ne l’aurait pas volé, cet Oscar : pour cette mise an abyme improbable et hilarante autour du tournage du “plus grand film de guerre de tous les temps”, Robert Downey Jr. s’est mis dans la peau d’un acteur australien blond au yeux bleus multi-oscarisé jouant un soldat… afro-américain – et en profite allègrement pour voler la vedette à ses collègues (avec néanmoins une mention spéciale à Ben Stiller et son “Simple Jack” qui est tout simplement à se pisser dessus de rire).
Un blockbuster parfait pour chatouiller ses zygomatiques en attendant la rentrée !
Add comment août 25, 2009
Dépendances et programmes anonymes
De tous temps, le cinéma s’est intéressé aux histoires de dépendances, physiques et psychiques, car elles offrent un panorama de tout ce que l’être humain à de plus complexe.
Malheureusement, le compte-rendu des cinéastes reste bien souvent incomplet et très superficiel, car si, de « Leaving Las Vegas » à « Californication » via « She’s so lovely », les addictions diverses et variées ont été présentées dans tous leurs états (alcoolisme, toxicomanie, dépendance affective, troubles alimentaires, dépendance au jeu, au sexe ou autre), il est rare qu’un film se penche sur la rémission de façon réaliste. La plupart du temps, celle-ci est présentée sous sa forme la plus poétique et la plus totalement irréelle : tel héros arrête la came par amour pour sa belle (« Walk the line »), un autre se sèvre tout seul comme un grand pour prouver qu’il est le plus fort (« Trainspotting »), mais rarement il est question de groupes de parole et de programmes « douze étapes », comme ceux des Alcooliques, Narcotiques ou Outremangeurs Anonymes (voir liens en fin d’article). Sans doute parce qu’ils ne sont pas intéressants cinématographiquement parlant ; peut-être aussi parce qu’il est bien plus romantique de présenter un héros ou une héroïne seul/e face à ses démons.
Dans la vraie vie pourtant, il est hautement improbable sinon impossible que quelqu’un se libère durablement de ses dépendances en restant seul : à titre d’exemple, celui qui se sèvre par amour a de grandes chances de replonger dès que sa vie amoureuse sera un peu moins rose.

Quelle que soit la raison du sevrage, le fardeau est bien lourd à porter sur des épaules fragilisées par le manque – de substances, de confiance, d’estime de soi. Un soutien est donc indispensable, tant pour les “accros” en voie de guérison que pour leur entourage, enfants, parents et amis appelés “co-dépendants”. Bien qu’il existe pour ces derniers des groupes de soutien spécifiques (Al-Anon et Alateen pour ne citer qu’eux), ils restent hélas méconnus, tant du grand public que – et c’est un comble – du personnel soignant. Celui-ci étant formé pour soigner et accompagner les problèmes d’addiction, il est bien souvent démuni face à la détresse de l’entourage qui, lui aussi, doit pouvoir bénéficier d’un suivi.
Or, après un sevrage, ce suivi se résume fréquemment, pour le dépendant comme pour ses proches, à des béquilles chimiques sous formes d’antidépresseurs, anxiolytiques et autres régulateurs d’humeur. À moins d’avoir été admis dans une clinique spécialisée pour une prise en charge quatre étoiles (après un délai d’attente désespérément long), c’est à des individus déjà passablement fragilisés d’effectuer les démarches nécessaires pour se refaire une santé mentale. Car si la “rehab” a le vent en poupe auprès des beautiful people, les centres de désintoxication de luxe restent réservés à quelques happy few qui ont le temps et surtout l’argent de passer quelques semaines ou mois en compagnie d’une horde de médecins, psychologues, diététiciens et coachs personnels.
Tous les autres, hommes et femmes de la rue qui, en plus de leur addiction, doivent jongler avec leur vie professionnelle, familiale et les aléas de la vie quotidienne, n’ont qu’à se débrouiller…
C’est ici que le rôle des groupes anonymes et programmes douze étapes est absolument primordial, car il permet à tout un chacun de rencontrer chaque semaine (et parfois davantage) des personnes partageant un même problème, d’échanger des expériences et de trouver un soutien inestimable que ne saurait lui offrir son entourage, à moins qu’il ne soit, lui aussi, passé par l’enfer de la dépendance.
Les programmes anonymes dans le documentaire et la fiction
Filmographie sélective :
Metallica, Some kind of monster
Pendant trois ans, les réalisateurs Joe Berlinger et Bruce Sinofsky ont suivi le groupe Metallica dans la préparation de leur album « St. Anger ». Durant cette période, le chanteur-guitariste James Hetfield aura passé six mois en clinique pour soigner son alcoolisme et ne cache pas, à son retour, qu’il bénéficie du soutien d’un groupe.
Un témoignage touchant.
Comme toujours chez Ken Loach, il est question d’un personnage paumé, mais fort et plein d’espoir, interprété ici par un magnifique Peter Mullan : Joe est alcoolique abstinent, et s’il égratigne un peu les A.A., c’est parce qu’il sait qu’ils lui sont indispensables.
Les groupes de parole pour se dire qu’il y a plus malheureux que soi : l’idée est simple, mais il fallait y penser. Ce qui explique la présence d’une femme dans les groupes réservés aux malades de la prostate…
Le clin d’œil reste certes anecdotique, encore fallait-il en parler.
Sa dépendance à lui est innommable, car elle se situe bien au-delà de la compréhension : Dexter est, sous des dehors charmants, un redoutable tueur en série. Mais comme il ne s’attaque qu’aux très, très méchants (pédophiles, violeurs, trafiquants de drogues, d’armes, d’humains, etc.), la morale – la sienne, tout du moins – est sauve.
Après une première saison totalement addictive, la production a remis le couvert. Au programme : coups de théâtre et rebondissements, ainsi qu’un Dexter se retrouvant, un peu à son insu, a devoir participer aux réunions des Narcotiques Anonymes. Splendide !
Urgences, saisons 6 et 7
Après avoir développé une dépendance aux médicaments pendant la saison 6, le Docteur John Carter suivra une cure de désintoxication la saison suivante, avec l’aide de son entourage et d’un groupe de soutien.
Quelques liens utiles :
Dépendantes Affectives Anonymes
Dans de nombreuses villes, il existe plusieurs groupes de soutien et de parole. Dans tous les cas, il est bon d’en mettre quelques uns à l’essai afin de trouver un groupe au sein duquel on se sente à l’aise. Trop de personnes ont fait demi-tour quand le premier groupe “testé” ne convenait pas, mais il en existe beaucoup d’autres, et l’on ne peut raisonnablement pas porter de jugement sur base d’une seule séance.
Tout comme il est rare de tomber dans la dépendance du jour au lendemain, le rétablissement ne se fait pas spontanément non plus. Cela demande un certain temps, un peu de courage, de l’espoir aussi, et beaucoup de bon sens.
Et ça en vaut certainement la peine !
1 comment août 4, 2009
Attention : âmes sensibles s’abstenir !
J’ai envie de partager avec vous mon dernier choc visuel, tout en étant parfaitement consciente que bon nombre d’entre vous ne lancera pas la lecture après avoir lu ce qui suit. Car si je vous dit que c’est un choc, c’est bien de cela qu’il s’agit.
Réalisé à l’initiative de 2laloose.com, ce clip de sensibilisation met en scène un viol particulièrement brutal. Une violence d’autant plus extrême que le spectateur est mis dans la position du violeur par l’usage de la caméra subjective. Ici, point de nuances ni de sublimation. Rien qu’un réalisme cru, nu, presque insoutenable et – hélas – nécessaire.
Si je souhaite diffuser ici ce clip, c’est parce que je sais pertinemment qu’il ne le sera ni à la télévision ni au cinéma, alors qu’on peut y voir à l’occasion des choses bien plus gores.
Nos amis masculins seront peut-être ravis d’apprendre qu’on y voit les seins de Nina Roberts, l’une des rares actrices de X ayant su se démarquer, notamment par le biais de l’écriture et de la photographie… Mais si ces images vous font bander, je vous demanderai bien solennellement d’aller dare-dare chez un psy !
2 comments juin 15, 2009
Pour le plaisir des yeux…
…et des oreilles !
(ou “Du bon usage de la loop station”, par maître Dosh)
Add comment mai 12, 2009
Week-end découvertes
Après plusieurs mois de torpeur et d’apathie, j’entre à nouveau dans une phase “spongieuse” – une de ces phases dans lesquelles il est bon de s’imbiber de ce qui nous entoure. Comme les arbres et les fleurs, moi aussi, je reprends vie à l’approche du printemps !
Alors, non contente d’avoir dévalisé La Médiathèque et Caroline Music, j’ai profité de quelques belles opportunités qui se sont offertes à moi en Cité Ardente :
Vendredi, le centre culturel Les Chiroux invitait l’asbl De figure et d’objets à présenter son nouveau spectacle, “Cage”, créé en collaboration avec le collectif Detruitu. Sur scène, un musicien et deux comédiens créent des atmosphères lourdes comme une chape de plomb pour rappeler au spectateur les cages dans lesquelles il vit, souvent à son insu, que ce soit au travail ou dans sa vie sociale, dans une course au rendement forcenée imposée par la société contemporaine.
Si le spectacle peut paraître brouillon à différents niveaux, j’y ai vu comme une succession de “sketches” (pas drôles du tout, ceci dit) dans lesquels j’ai pu me glisser sans trop de peine, sans doute parce que je m’y suis reconnue pour l’une ou l’autre raison.
Situé au carrefour de différentes formes d’expression artistique (théâtre, musique, arts plastiques, marionnettes et manipulation d’objets), “Cage” offre un huis clos troublant, entre rêve et cauchemar…
Samedi, je me suis rendue, pour la première fois depuis que je vis à Liège, au café Le Shamrock qui programme pourtant de nombreux concerts gratuits (et souvent de qualité). Sur l’invitation de José Parrondo, croisé la veille en face dudit café (comme quoi, le hasard fait parfois bien les choses…), j’ai assisté au concert de The Church of the Brothers of the Friends of God (!), groupe de rockabilly-surf-et-tout-des-trucs-comme-ça.
En première partie improvisée, Framboisier Mururoa a foutu le feu avec ses chansons bancales et un cran qui fait plaisir à voir. Armé d’un seul ukulélé (électrique !), le jeune homme a, en plus de ses compositions sautillantes à souhait, servi une reprise du “Hélène” de Roch Voisine avant de céder la place à Jampur Fraise, José Parrondo (qui, par ma faute, avait un noeud de cravate tout pourri
) et Hugues Picha. Une formule basse-batterie-guitare bigrement efficace pour ces relectures de musiques de film façon garage. Habillés en véritables “Brothers of the Friends of God”, les trois musiciens offrent des adaptations très libres de classiques allant de Batman à Peer Gynt en passant par la Rue Sésame sans autres artifices que quelques gimmicks bien trouvés (une vraie bouteille en guise de bottleneck, des kazoos, mais aussi une tête de cheval !).
Une soirée bon enfant dont je suis ma foi sortie bien tard, mais le sourire aux lèvres !
Pour finir en beauté ce week-end placé sous le signe de la découverte, un petit détour au Cercle des Cinés s’imposait, d’autant plus que c’est à 300 mètres de chez moi et que je participe modestement à sa programmation.
Sébastien Demeffe y présentait pour la toute première fois “Riding Along“, premier long métrage à mi-chemin entre documentaire et road-movie expérimental. Malheureusement, j’ai dû m’éclipser avant la projection… Partie remise au 2 avril au cinéma Nova à Bruxelles !
2 comments mars 16, 2009
Riding Along
Quelques bobines 16mm récupérées, un micro et un enregistreur, pour une errance d’un mois en auto-stop, direction l’Europe de l’Est. Une collecte intuitive d’images et de sons au fil des rencontre, des paysages.

“Riding Along” de Sébastien Demeffe se raconte de voiture en voiture et se construit en chemin…
Au bout de trois années d’entêtement, le jeune réalisateur présentera son premier film au Cercle des Cinés à Liège (rue des Wallons 54, quartier du Laveu) le dimanche 15 mars à 20h30, et au cinéma Nova à Bruxelles le 2 avril.
Add comment mars 9, 2009
Harvie Krumpet
L’arrivage dans nos services de deux DVD édités par le CNDP m’a permis de découvrir (et de visionner près d’une demie douzaine de fois en quelques jours – quand j’aime, je ne compte pas !) le remarquable court métrage “Harvie Krumpet” de l’Australien Adam Elliot.
Oscar 2004 du meilleur court métrage d’animation, ce petit film de 23 minutes met en scène la vie mouvementée d’un Polonais malchanceux narrée par un Geoffrey Rush au sommet de son art.
Ce court métrage mérite d’être regardé plusieurs fois, et le CNDP ne s’y est pas trompé : il offre en effet de nombreuses ouvertures pédagogiques sur des thèmes variés sans jamais être moralisateur.
Sa forme ludique et son second degré assumé permettent d’aborder avec beaucoup de légèreté des thématiques délicates, et j’aurais aimé voir de genre de films au cours de ma scolarité pour ouvrir un débat sur la maladie, la mort, le droit à la différence, l’immigration ou le handicap physique et mental, plutôt que des fictions politiquement correctes ou des documentaires abordant ces sujets de façon purement théorique.
Car la grande réussite de “Harvie Krumpet” est de présenter les choses tristes de la vie à travers un personnage qui semble collectionner les coups du destin sans jamais s’en plaindre. À la manière d’un Almodovar ou d’un Ken Loach, Adam Elliot met en scène un pauvre héros qui garde espoir envers et contre tout : c’est la vie, et on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a !
Voilà sans doute la véritable morale de cette histoire : à nous de décider de ce qui est bon pour nous et d’aller de l’avant avec ce que la vie nous a donné… ou repris.
Add comment février 16, 2009
My name is Joe

