Beaucoup de bruit pour rien

mai 26, 2008 at 10:50 2 commentaires

Pour commencer, force m’est d’avouer que je n’ai ni lu, ni vu American Psycho (voir Christian Bale en tueur psychopate serait au dessus de mes forces !).

Parce que je suis une grosse consommatrice de livres lus sur CD, je l’ai écouté, narré par le génial Moritz Bleibtreu (Lola rennt, Luna Papa, Das Experiment, etc.).

Arrivée à la fin du sixième et dernier CD, je me suis demandée « Et quoi ? C’est tout ? », cherchant désespérément une septième galette dans le boitier… Ben oui, c’était tout !

Selon moi, American Psycho est une vaste fumisterie dont la forme se rapproche davantage du rapport de police que de l’idée que je me fais de la littérature. Certes, c’est ce qu’on appelle de la littérature trash, et je sais qu’elle a le vent en poupe depuis plusieurs années. Elle a ammené à lire des individus qui ne lisaient pas ou peu, ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi.

En ce qui me concerne, c’est un genre qui ne me séduit ni par sa forme ni par son fond (encore faut-il que j’en comprenne la forme…). Je ne dois pas être dans la cible, tout simplement ! Pas assez hype, pas assez trash.

Un peu comme les films de Gaspar Noé et de Quentin Tarantino qui, si je leur trouve de réelles qualités de cinéastes, développent des sujets qui ne me parlent pas.

Heureusement, mon travail à La Médiathèque me permet d’avoir accès à toutes sortes de choses et de faire mon propre choix. Quelqu’un qui n’a jamais mangé de fraise ne saura pas quel goût ça a. Il en va de même pour l’art sous toutes ses formes, d’autant plus que l’être humain est ainsi fait qu’il évolue au cours de sa vie et que ses goûts évoluent en même temps que lui. La connaissance de soi passe aussi par la reconnaissance de ses goûts qui, heureusement, ne sont jamais figés.

Je suis persuadée que rien n’est mieux ou moins bien qu’autre chose : c’est différent, un point c’est tout. L’important est de garder l’esprit assez ouvert pour accueillir ce qui nous entoure, quitte à le rejeter par la suite.

Et non, la curiosité n’est pas un vilain défaut !

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Entry filed under: Fiches de lecture.

Végétariens s’abstenir Kiné-Police

2 commentaires

  • 1. Sunalee  |  mai 26, 2008 à 5:17

    Si je lisais ce livre maintenant, est-ce que je penserais comme toi ? je ne sais pas… Je l’ai lu dès qu’il est sorti en anglais, sans avoir lu aucune critique et l’expérience était bien différente. Et le livre n’était pas encore hype. Est-ce que j’étais le public cible ? Peut-être. En tous cas, à l’époque je lisais « The Face », et j’avais lu les romans précédents de Bret Easton Ellis. Ce qu’il fait aujourd’hui par contre m’ennuie vite, je préfère le néant total de « Less than zero ». Dans « American psycho », on ne se rend compte que très progressivement qu’il y a quelque chose qui ne va pas, pour ensuite tomber dans l’horreur totale. Je devais me pincer pour être sûre d’avoir bien lu, tellement c’était extrême.
    Sur un tout autre registre, c’est un magnifique catalogue de chansons pop d’époque, avec commentaires.

  • 2. Mademoiselle Catherine  |  mai 27, 2008 à 9:35

    Tout ça était bien présent dans la lecture remarquable de Moritz Bleibtreu. Cela dit, ce sont justement les descriptions m’ont lassées, et il me semble que tout le livre n’est basé que là-dessus : description des vêtements, des chansons, des crimes, etc.
    D’autant plus que la fin m’a laissée sur ma… faim.

    Enfin soit, il en faut pour tous les goûts…


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