Archive for juin, 2008

Un amour de gant de toilette

Vous vous souvenez de Flat Eric, cette marionnette jaune qui fit les grand jours d’une célèbre marque de jeans il y a dix ans de cela ?

Déjà à l’époque, je le trouvais irrésistible, et le visionnage de Steak, premier long métrage de son « papa », Quentin Dupieux alias Mr. Oizo, m’a donné envie de le retouver. Pas que je l’aie jamais perdu perdu de vue : Flat Eric trône depuis des années sur mon canapé aux côtés d’Ernie, Bert et autres Ugly Dolls (sous des objets de décoration dont je ne vous ferai même pas la description de peur de voir débarquer chez moi des hommes en blanc…).

Un petit passage sur YouTube m’a permis de remettre la main (les yeux, plutôt) sur le phénomène, et même dix ans plus tard, cette série de publicités reste l’une des meilleures que j’ai jamais vue !

Il y a la pub de la voiture,

la pub du policier,

celle de la mouche,

celle du coiffeur,

et celles de la buanderie, avec Eric qui joue de la air guitar et, probablement ma préférée, la leçon de danse de Flat Eric (en fait, il y en a trois différentes) que je me suis empressée d’imiter devant mon écran (le ridicule ne tue pas).

Quant aux « Flat Beats », je vous rappelle qu’ils furent le tout premier numéro 1 français aux hit parades britanniques. Pas mal pour un gars qui, au départ, trouvait juste drôle de confectionner une marionnette dans un vieux gant de toilette.

Mon conseil : si vous avez des chutes de tissus éponge, faites-en des petits amis pour Flat Eric !

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juin 30, 2008 at 3:10 4 commentaires

Don’t look now

Pour bien finir ce week-end des Fêtes de la Musique, j’ai… regardé un film !

Adapté d’une nouvelle de Daphne du Maurier, à qui Hitchcock doit Rebecca et Les oiseaux, Don’t look now (1973) est un long métrage de Nicholas Roeg ; le même qui, trois ans auparavant, donna un rôle en or à Mick Jagger dans Performance.

Ici, les rôles en or sont pour Julie Christie et Donald Sutherland : un jeune couple dont l’enfant s’est noyé accidentellement se rend à Venise. Il va travailler, elle va se reposer, tous deux veulent oublier. Une rencontre avec une voyante les replonge dans l’angoisse car elle prédit danger et mort au mari. Venise en hiver va être le théâtre d’événements étranges.

Bien que le film ait un peu vieilli, il n’en demeure pas moins exemplaire en termes de montage, de mise en scène et de mise sous tension. Cette dernière monte à tous petits pas tout au long du film et arrive à son apothéose lors d’une scène finale morbide à souhait qui rappellera à certains The Blair Witch Project

Bien vue aussi, cette référence, simple mais efficace, au Petit Chaperon Rouge, comme l’avait déjà fait l’auteur suisse Friedrich Dürrenmatt dans son roman Das Versprechen (La promesse, scénario devenu roman pour le film Es geschah am hellichten Tag en 1957, repris par Sean Penn pour The Pledge en 2001).

Si Julie Christie se fera discrète après Don’t look now (Ne vous retournez pas, en français), la participation de Donald Sutherland à ce film lui vaudra d’être choisi par Federico Fellini pour incarner son Casanova vieillissant et pitoyable.

Quant à la présentation générale du DVD, j’espère qu’un jour, les producteurs cesseront de mettre au dos des jaquettes des images tirée de la fin du film !

juin 23, 2008 at 2:34 3 commentaires

L’âge d’or

Notre série « anniversaire » pour les 100 ans des musiques de films continue sur le site de La Médiathèque, avec dix bandes originales issues de l’âge d’or et le top 10 de Claire Diterzi qui, décidément, n’en finit pas de monter dans mon estime 🙂

juin 10, 2008 at 10:34


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