Archive for juillet, 2008

Ma discothèque idéale (work in progress)

Oui, je sais : les listes, c’est pas très original,

mais c’est bientôt les vacances et, qui plus est, j’ai du travail en retard… 😉

 

 

Un album pour se lever : Gonzales, « Piano solo« 

Un album pour les petits déjeuners au lit : n’importe quelle compilation de bossa nova

Une chanson à chanter sous la douche : Baccara, « Yes sir, I can boogie« 

Un album pour faire le ménage : Ministry, « In case you didn’t feel like showing up« 

Un album pour faire la cuisine : Matthew Herbert, « Plat du jour« 

Un album à écouter dans son bain : Cinematic Orchestra, « Man with a movie camera« 

Une chanson pour s’épiler : « Last night a DJ shaved my wife » (artiste inconnu)

Une chanson pour l’homme de ma vie : Taxi Girl, « Cherchez le garçon »  (il comprendra)

Une chanson pour mon pire ennemi : Patrick Sébastien, « Le petit bonhomme en mousse » (in « Magic Sébastien« )

Un album pour danser : Midnight Juggernauts, « Dystopia« 

Un morceau pour séduire : Steve Bug, « You make me feel » (in « Sensual« )

Une chanson pour faire l’amour : Max Berlin, « Elle et moi » (en boucle) (par exemple sur l’excellente compilation « I like it vol. 1« )

Un album pour s’engueuler : Diamanda Galás & John Paul Jones, « The sporting life« 

Un album pour se réconcilier : Fiona Apple, « When the pawn…« 

Une chanson antidéprime : Devo, « Gut Feeling » (in « Are we not men ? We are Devo !« )

Un morceau pour comater : Cristian Vogel, « Cancion sintetica » (in « Specific momentific« )

…et si le coma se prolonge : Manuel Göttsching, « E2-E4« 

 

 

A suivre…

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juillet 28, 2008 at 11:19 4 commentaires

Une petite musique d’été

Après avoir élu domicile sur mon blog pendant plusieurs mois, c’est désormais ici que vous retrouverez chaque semaine les Petites musiques de film de l’émission Première Séance.

 

Voici le programme des prochaines semaines. Saison estivale oblige, il s’agit de rediffusions :

 

Samedi, 28 juillet

Première heure : Barbarella – rediffusion du 29 septembre 2007

Deuxième heure : The Graduate – rediffusion du 6 octobre 2007

 

Samedi, 2 août

Première heure : Performance – rediffusion du 27 octobre 2007

Deuxième heure : Young Adam – rediffusion du 1er décembre 2007

 

Samedi, 9 août

Première heure : A Streetcar Named Desire – rediffusion du 8 décembre 2007

Deuxième heure : Trilogie Lucas Belvaux – rediffusion du 5 janvier 2008

 

Samedi, 16 août

Première heure : Jeanne et le garçon formidable – rediffusion du 19 janvier 2008

Deuxième heure : Bullitt – rediffusion du 2 février 2008

 

Samedi 23 août

Première heure : Death and the Maiden – rediffusion du 1er mars 2008

Deuxième heure : Everyone says I love you – rediffusion du 15 mars 2008

 

Samedi 30 août

Première heure : Revolution Summer – rediffusion du 5 avril 2008

Deuxième heure : Requiem for Billy the Kid – rediffusion du 26 avril 2008

 

 

 

Attention : à partir de la rentrée, l’émission sera programmée le dimanche soir !

Rendez-vous le 7 septembre pour de toutes nouvelles séquences.

Bonnes vacances !

juillet 24, 2008 at 1:18

L’homme sans émotions

Dans le genre psychotique de télévision, Showtime a fait plus fort que Monk et Dr. House réunis : Dexter.

Michael C. Hall (qu’on avait vu dans Six Feet Under) lui prête sa bouille de gamin mal dégrossi, et on est prêt à lui donner le bon Dieu sans confession. C’est bien simple : il est le gendre idéal ! Trentenaire discret, poli et sympathique, bonne situation (médecin légiste à la police de Miami, il s’est spécialisé – est-ce un hasard ? – dans les projections de sang), bonne présentation, un appartement impeccablement rangé, il n’en traîne pas moins quelques casserolles, et des grosses. Trouvé sur les lieux d’un crime à l’âge de trois ans, Dexter finit par être adopté par le policier qui l’a découvert.

Un bon flic, ce Harry ! Quand il se rend compte que son fils adoptif a des pulsion… comment dire… « malsaines », il lui apprend à les canaliser. Pour faire court : Dexter Morgan est un authentique tueur en série, mais, attention ! un tueur en série politiquement correct qui ne tue que les personnes qui l’ont bien mérité – en gros, les violeurs, tueurs, pédophiles, veuves noires et autres récidivistes pour fautes graves. Un justicier de l’ombre.

Ce qui est fascinant dans la psychologie du personnage (un cas d’étude, je vous dis !), c’est qu’il est totalement dénué d’émotions. Rien, nada, nothing ! Il a une vie sociale, une soeur qui l’adore, et même une petite amie (because she is, in her own way, as damaged as me *), mais il est complètement vide à l’intérieur. Et en dehors de son père adoptif, mort et enterré depuis dix ans, nul n’est au courant de sa double vie. Un Dr. Jekyll & Mr. Hyde des temps modernes.

Cela dit, ce n’est pas parce qu’il n’a pas d’émotions qu’il n’a pas de morale, et il en profite pour la faire à ses victimes lorsqu’il les « travaille » (parce qu’il ne se contente évidemment pas de les tuer vite fait, bien fait – ce serait tout de suite moins drôle).

Ce personnage aussi étrange qu’étonnant n’est pourtant pas l’unique raison de regarder et d’apprécier Dexter : à côté de lui gravite toute une série de personnages plus ou moins attachants auxquels scénaristes et acteurs ont su donner une dimension qui va bien au-delà du simple rôle secondaire. Nous avons Debra, la soeur de Dexter, campée par l’épatante Jennifer Carpenter (L’exorcisme d’Emily Rose), jeune recrue survoltée de la police criminelle, Rita, la petite amie douce et fragile, jeune mère au passé douloureux, ainsi qu’une ribambelle de flics, du plus sympathique (le latino Angel) au plus désagréable (le suspicieux Doakes, la peau de vache Laguerta), en passant par l’une ou l’autre bizarrerie, avec une mention spéciale au rat de laboratoire Vince Masuka. Le spectateur se délecte de la popote interne, privée et professionnelle, mais aussi des intrigues qui se croisent pour finalement se rejoindre.

Arrivé au milieu de la première saison, le suspense devient insoutenable, au point qu’on s’enfile les six derniers épisodes d’un coup (prévoyez les popcorns) !

Car, comme toute série policière qui se respecte, Dexter comporte un fil rouge, et même plusieurs (en vrac, un tueur en série redoutable qui joue à cache-cache avec Dexter, la vie sexuelle – inexistante – de Dexter et Rita, les problèmes conjugaux d’Angel et, puisqu’il fallait bien en arriver là, les efforts de Dexter pour faire revivre son passé et découvrir sa vie d’avant l’adoption). En sus, on a droit à une vision de Miami qui sort des clichés de carte postale (ni piscines, ni bimbos à gros seins – que du contraire !), à une réalisation soignée loin du format caméra-à-l’épaule qui semble être dans l’air du temps et même, ce qui est rare à la télévision, à des thèmes musicaux (signés Daniel Licht) d’une délicatesse à faire pâlir d’envie Jon Brion et Michael Andrews.

Pour faire court : Dexter est une série télévisée hautement addictive qui sort totalement des sentiers battus et la première à me faire vibrer depuis… euh… peut-être toujours.

Aux Etats-Unis, la troisième saison commence cet automne ; la première, quant à elle, touche à sa fin sur RTL-TVI, en attendant la sortie officielle en DVD.

Et elle sera, comme de bien entendu, à La Médiathèque !

A bon entendeur…

* Parce qu’elle est, à sa façon, aussi abimée que moi.

juillet 17, 2008 at 12:35 2 commentaires

L’après-guerre

Toujours dans notre série dédiée aux 100 ans des musiques de films, nous vous invitons ce mois-ci à (re)découvrir 10 bandes originales de l’après-guerre.

En complément, Meredith Monk nous fait l’honneur de nous divulger ses 10 musiques de film favorites.

juillet 8, 2008 at 2:21

Le stress et la justice

Je viens de visionner le clip de Stress de Justice et, franchement, je ne sais pas du tout quoi en penser : c’est cru, c’est violent, c’est malsain, mais finalement, ça part d’un certain réalisme, avec ses petites racailles enragées. Evidemment, ce qui va choquer, c’est l’absence totale de morale…

On tague les murs, on moleste les braves gens (plus ou moins brutalement), on tape sur les flics, on vole des voitures, et après ? On s’emmerde ferme. C’est d’ailleurs pour ça qu’on fait tout ça : parce qu’on s’emmerde !

Encore un clip qui va passer en plein milieu de la nuit, s’il passe quelque part !

 

Ce qui est sûr, c’est que ça me choque nettement moins que les images dont nous gratifient les chanteurs de r’n’b et de gangsta rap, avec leurs grosses voitures et leurs harems ambulants.

 

Non, en fait, le clip de Justice ne me choque pas. Je le trouve même qu’il colle bien avec son titre (Stress) de même qu’avec l’actualité, française de surcroît.

J’ai passé en France une partie non négligeable de ma vie (7 ans) et j’y serais restée si, en 2002, le gouvernement Raffarin, et notamment son Ministre de l’Intérieur (un certain Nicolas S.) ne s’était pas montré aussi virulent vis-à-vis de la population de France, autochtone ou immigrée. J’avais fini par me sentir étrangère dans mon pays d’accueil, et j’enrageais de voir des CRS à peine majeurs et armés de mitraillettes (!) « sécuriser » les rues de Rennes à grand renfort de fouilles au corps et en public.

 

Voilà quelque chose qui me choque !

Le clip de Stress n’est, dans le fond, qu’un reflet d’une triste réalité qui n’en finit pas de se dégrader.

 

Pour la joie de vivre, on se repassera le clip de Flat Beats de Mr. Oizo.

Pour le reste, on verra.

 

Bonne semaine à vous !

juillet 4, 2008 at 2:12 2 commentaires

Flashback

L’autre jour, je farfouillais dans mes archives (oui, je tiens à préciser que je suis une fille très organisée qui a des « archives »), et v’là-t-y pas que je retombe sur mon travail de fin d’études en communication. C’était en 2001, et pour ma soutenance de « Culture professionnelle », j’avais choisi des sujets bien originaux comparé à ceux de mes camarades de classe. Point fort : le secteur culturel (fallait-il le préciser ?).

Mon TFE comprend, en vrac, des dossiers sur le plan de communication du film Le Projet Blair Witch, le boom du sponsoring culturel en Allemagne, mais aussi un dossier qui a plus particulièrement attiré mon attention : partant d’un article de Laure Narlian publié le 6 octobre 1999 dans Les Inrockuptibles, je m’étais alors penchée sur les débuts du phénomène « MP3 » et ne résiste pas à la tentation de retranscrire ici mon texte d’étudiante de 23 ans.

 

MP3, ami public ?

 

Le groupe de rap américain Public Enemy diffuse le premier album MP3, format de compression du son sans perte de qualité, via internet.

En quoi le format MP3 peut-il être un réel outil de communication ?

 

Octobre 1999 : Public Enemy, groupe phare du rap américain, est le premier groupe à commercialiser un album en format MP3 sur internet avant sa sortie officielle en magasin (décembre 1999).

L’industrie du disque est inquiète : il est possible de télécharger à moindre frais tout son disponible sur le net. Mais selon Chuck D, chanteur de Public Enemy, le risque de piratage n’est pas plus grand qu’avec les supports traditionnels (CD, cassette, …).

 

En quoi ce format peut-il être un outil de communication ?

1. Il permet aux artistes d’exister au delà du circuit traditionnel par le biais de leurs sites internet et d’être artistiquement plus libres.

2. Les artistes ayant du mal à décrocher un contrat peuvent se faire connaître via internet, outil accessible à un public très large.

3. Les labels en ligne se font connaître et bénéficient en plus de frais de diffusion très limités (ni stocks, ni transport).

 

Grands gagnants de cette révolution : les consommateurs qui peuvent surfer de site en site pour écouter, voir et enregistrer les opus de leurs artistes favoris à un prix ridicule, malgré des services de moins en moins gratuits entre les mains des multinationales.

 

De nombreux artistes ont lancé leur site sur internet. Public Enemy ont été les premiers à commercialiser un album entier sous format MP3 avant sa sortie officielle. Parmi les autres artistes en ligne, on peut citer David Bowie, pionnier du web musical, dont le site, qui a remporté de nombreux prix, gère également un fournisseur d’accès (Bowienet).

 

Si les majors sont encore vigilantes face à la « révolution MP3 », elles contre-attaquent de plus en plus souvent à grands coups de procès, rachats de sites et autres « arrangements ». Mais les artistes sont sur le pied de guerre : David Bowie n’a demandé aucune autorisation à sa maison de disques, Virgin, pour la diffusion de ses titres sur le web, et Radiohead vont carrément se mettre à leur compte sur internet un fois que leur contrat avec EMI aura touché à sa fin.

La révolution est en marche !

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En relisant ce texte de 2001, je me rends compte que les choses n’ont que peu évolué depuis : les majors font toujours la guerre au téléchargement gratuit, mais des sites comme MySpace permettent aux artistes, quels qu’ils soient, de mettre leurs titres à disposition du public.

Et Radiohead, faut-il le rappeler, s’est bel et bien mis à son compte…

Tant pis pour Lily Allen ! 😉

juillet 3, 2008 at 12:26

Tube de l’été !

Célébré par le magazine Rolling Stone comme le chaînon manquant entre David Bowie, Faust et Kraftwerk, Dystopia est un album épatant d’efficacité. Les Midnight Juggernauts offrent au disco un revival salutaire, glamour et classieux, à l’instrumentation, principalement électronique, dansante, mature et intelligente. Avec des harmonies vocales qui n’ont rien à envier à Abba ni aux Bee Gees (rien que ça !), les trois Australiens usent et abusent de chœurs enivrants faits de « ouh » et de « ah », de claps et de mélodies qui font mouche.

Cette débauche de moyens aurait pu s’avérer indigeste si le trio n’avait pas lui-même si bien digéré ses propres influences. En bons enfants des années 80 ayant vécu les toutes dernières années du disco et l’avènement de la new wave, mais aussi du hard rock FM, ils ont parfaitement conscience de ne pas avoir inventé l’eau chaude. A vrai dire, je crois qu’ils s’en battent l’œil : ils sont là pour s’amuser, un point c’est tout !

A une époque où il est de bon ton, lorsqu’on est musicien, d’affirmer qu’on a été biberonné par Serge Gainsbourg, Patti Smith et Frank Zappa, ce trio qui cite parmi ses influences marquantes des groupes aussi populaires que Van Halen ou Slayer en devient parfaitement irrésistible.

Musicalement, ça bouge dans tous les sens : les voix passent des graves façon crooner (Twenty thousand leagues) aux aigus façon Bee Gees (Scorpius), avec ou sans vocoder, les ballades donnent envie de ressusciter le bon vieux slow (Aurora), les harmonies vocales sont belles à tomber par terre (Road to recovery), et certaines mélodies ne vous quitteront pas de la journée (Into the galaxy), mélangeant allègrement lignes de basse disco (Shadows) et guitares hard FM (Worlds converged).

Pour faire court : chaque titre est un tube !

Si j’avais des kilos superflus, il est évident que cet album ferait partie intégrante de mon régime, et qu’une séance journalière d’écoute (et de danse !) intensive me permettrait d’enfiler sans problème mon bikini.

Une chose est sûre : je vais user cet album jusqu’à la corde. Tant pis pour mon compagnon et pour mes voisins puisque Dystopia est, définitivement, mon album de l’été !

(et en plus, ils ont oublié d’être moches…)

juillet 2, 2008 at 11:35


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