Tube de l’été !

juillet 2, 2008 at 11:35

Célébré par le magazine Rolling Stone comme le chaînon manquant entre David Bowie, Faust et Kraftwerk, Dystopia est un album épatant d’efficacité. Les Midnight Juggernauts offrent au disco un revival salutaire, glamour et classieux, à l’instrumentation, principalement électronique, dansante, mature et intelligente. Avec des harmonies vocales qui n’ont rien à envier à Abba ni aux Bee Gees (rien que ça !), les trois Australiens usent et abusent de chœurs enivrants faits de « ouh » et de « ah », de claps et de mélodies qui font mouche.

Cette débauche de moyens aurait pu s’avérer indigeste si le trio n’avait pas lui-même si bien digéré ses propres influences. En bons enfants des années 80 ayant vécu les toutes dernières années du disco et l’avènement de la new wave, mais aussi du hard rock FM, ils ont parfaitement conscience de ne pas avoir inventé l’eau chaude. A vrai dire, je crois qu’ils s’en battent l’œil : ils sont là pour s’amuser, un point c’est tout !

A une époque où il est de bon ton, lorsqu’on est musicien, d’affirmer qu’on a été biberonné par Serge Gainsbourg, Patti Smith et Frank Zappa, ce trio qui cite parmi ses influences marquantes des groupes aussi populaires que Van Halen ou Slayer en devient parfaitement irrésistible.

Musicalement, ça bouge dans tous les sens : les voix passent des graves façon crooner (Twenty thousand leagues) aux aigus façon Bee Gees (Scorpius), avec ou sans vocoder, les ballades donnent envie de ressusciter le bon vieux slow (Aurora), les harmonies vocales sont belles à tomber par terre (Road to recovery), et certaines mélodies ne vous quitteront pas de la journée (Into the galaxy), mélangeant allègrement lignes de basse disco (Shadows) et guitares hard FM (Worlds converged).

Pour faire court : chaque titre est un tube !

Si j’avais des kilos superflus, il est évident que cet album ferait partie intégrante de mon régime, et qu’une séance journalière d’écoute (et de danse !) intensive me permettrait d’enfiler sans problème mon bikini.

Une chose est sûre : je vais user cet album jusqu’à la corde. Tant pis pour mon compagnon et pour mes voisins puisque Dystopia est, définitivement, mon album de l’été !

(et en plus, ils ont oublié d’être moches…)

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