Archive for août, 2008

Fiches de lecture

Je ne suis pas sportive pour un sou et m’intéresse peu aux vieilles pierres. Alors, quand sonne l’heure des vacances, je pars avec mon stock de livres en souffrance (c’est compulsif : je ne peux pas sortir d’une librairie ou d’une bouquinisterie les mains vides ; pareil aux puces).

Je lis toute l’année, et quand je peux prendre le temps de ne faire que ça (de même que dormir et me dégourdir les jambes sans but précis), c’est le bonheur intégral. J’ai donc « sacrifié » ma première semaine de vacances à la lecture.

 

Petit compte-rendu.

 

Lucía Etxebarría, Beatriz et les corps célestes (1998).

Étudiante en quête d’identité, Beatriz se cherche à travers les autres, de Madrid à Edimbourg. Peinture douce-amère du mal-être ordinaire, Lucía Etxebarría arrive, tel un Almodóvar, à faire jaillir des lueurs d’espoir où d’autres ne verraient qu’un acharnement du destin.

Prix Nadal 1998 (équivalent espagnol du Goncourt).

 

Annie François, Bouquiner (2000).

Annie François, sans diplômes, sans titres, sans tambour ni trompette, a passé trente ans de sa vie professionnelle à lire dans diverses maisons d’édition. (notice biographique, p.3)

Délicieuse « autobiobibliographie » d’une authentique mangeuse de livres, Bouquiner se prend et se repose au fil des envies, ses 52 petits chapitres invitant au rire comme à la réflexion. D’une plume drôle et alerte, l’auteure ne se fait pas de cadeaux et, du coup, en fait plein au lecteur. Un régal !

 

Tonino Benacquista, Malavita (2004).

J’ai peur d’en dire de trop sur ce livre plein de surprises (comme tout Benacquista qui se respecte), aussi ferai-je court : après des étapes à Paris et à Cagnes-sur-Mer, une famille américaine s’installe à Cholong-sur-Avre, Normandie. Les raisons de son exil se préciseront au fil des pages, sachant toutefois qu’un indice de taille réside dans le nom du chien.

 

Antonio Tabucchi, Requiem (1992).

Classique contemporain de la littérature lusophone, Requiem a pourtant été écrit (en portugais) par un auteur italien. Cet étrange récit où se croisent les morts et les vivants dépeint Lisbonne et ses habitants avec chaleur et mélancolie. Un concentré de saudade pour celles et ceux qui souhaitent (re)découvrir cette ville en immersion totale.

 

 

 

…et puis, il y a les livres que je picore tout doucement, m’en gardant un peu pour plus tard :

 

John Irving, Les rêves des autres (anthologie, 1993).

Sept nouvelles de John Irving parues dans la presse entre 1968 et 1993. Nettement plus court que Le monde selon Garp ou L’épopée du buveur d’eau, mais tout aussi savoureux.

 

Gérard de Constanze, Paul Auster’s New York (2004).

Big Apple semble servir d’alibi à cette biographie puisque, à travers des documents personnels et autres anecdotes dont il a le secret, Paul Auster se dévoile autant qu’il dévoile sa ville, personnage à part entière dans nombre de ses romans. Un livre passionnant pour les amateurs de l’auteur comme pour les amoureux de New York.

 

Franck Evrard, L’érotique des lunettes (2003).

En bonne binoclarde qui assume (et revendique !) son « handicap », j’ai voulu savoir ce que pensent les gens instruits (Franck Evrard est docteur ès lettres et ès arts du spectacle) du pouvoir de séduction des besicles. Plutôt ardu, mais neanmoins intéressant.

 

Walker Percy, Le cinéphile (1961).

Parchutez l’Étranger de Camus du côté de La Nouvelle-Orléans, donnez-lui beaucoup d’humour, faites de lui un cinéphile invétéré, et vous obtiendrez le portrait-robot du héros de ce roman, Binx Bolling. (André Clavel, L’Événement du Jeudi)

Séduite par cette quatrième de couverture et le nom du narrateur, je n’ai pas pris le temps de feuilleter le roman à l’étal du bouquiniste. Je découvre une écriture minuscule, simple mais dense et une histoire où, comme dans L’ Étranger, il se passe peu de choses.

Après mes « légères » lectures d’été, ce roman me déçoit. Je me le garde donc pour mes longues soirées d’hiver, un peu comme le dernier album de Portishead qui ne faisait définitivement pas le poids contre celui des Midnight Juggernauts.

 

août 27, 2008 at 3:10 2 commentaires

Parce que je le vaux bien

…et bonnes vacances !

août 7, 2008 at 3:29

Musique et animation

Toujours dans le cadre des 100 ans des musiques de films, nous vous proposons en août une playlist autour de bandes originales de films d’animation.

De Fantasia aux Triplettes de Belleville via Akira ou Le Roi et l’oiseau, voici dix musiques de film incontournables, complètées par la sélection personnelle de René Aubry.

août 4, 2008 at 3:28

Mon top 5…

…des plus grands moments de musique au cinéma

(par ordre alphabétique) :

 

 

Sonny, dans Aaltra ;

La scène du bar dans Calvaire (âmes sensibles s’abstenir !) ;

Eye of the Tiger, dans Persepolis ;

Night Fever, dans Saturday Night Fever ;

Bohemian Rhapsody, dans Wayne’s World.

 

 

août 4, 2008 at 3:23 3 commentaires


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