Les dix commandements

octobre 6, 2008 at 10:05 2 commentaires

Suite à de récents échanges de mails peu réjouissants, je me permets de rappeler ici quelques règles de savoir-vivre à l’usage de celles et ceux qui souhaitent voir leurs créations chroniquées dans les médias, quels qu’ils soient.

  

Petit mode d’emploi :

  

1.   Ciblez juste : un média n’est pas l’autre, et au sein d’une même organisation coexistent différentes personnes aux sensibilités parfois antagonistes. L’important est de savoir laquelle sera la plus apte à apprécier votre travail à sa juste valeur (ou celle que vous souhaitez lui donner), et il vous sera facile de prendre contact avec elle via l’organisation pour laquelle elle travaille. (NB : il peut arriver que des scibouillards comme moi multiplient les casquettes, et il est de bon ton de ne pas contacter le scribouillard en question via sa page “MySpace Music”, car cet espace est réservé à ses activités artistiques et non rédactionnelles)

 

2.   Faites preuve de recul : on est généralement le moins bien placé pour juger son propre travail, et une (auto)biographie bourrée de superlatifs à plus vite fait d’effrayer que de séduire. Pareil pour un usage excessif de l’ironie. Si l’humour est le bienvenu, il doit vous mettre en valeur et non vous desservir.

 

3.   Soignez votre présentation, tant le vocabulaire – ni fautes d’orthographe, ni argot internet et smilies à outrance – que la mise en page (évitez les fichiers volumineux et contentez-vous, par exemple, d’un lien vers un site internet).

 

4.   Donnez une information claire et précise : n’essayez pas de titiller la curiosité du rédacteur en tournant autour du pot – il se peut que vous ayez du temps qu’il n’a pas. S’il veut en savoir plus, il vous contactera certainement.

 

5.   Souvenez-vous que derrière chaque plume se cache un être humain, avec ses humeurs, ses soucis et son emploi du temps. S’il vous fait savoir, poliment mais fermement, qu’il ne chroniquera pas votre oeuvre, ne le prenez pas personnellement : peut-être manque-t-il simplement de temps pour le faire correctement, et ce ne serait pas vous rendre service que de bâcler son papier.

 

6.   N’insistez pas : il n’y a rien de plus énervant que d’avoir à ses basques un artiste autoproclamé qui cherche à vous imposer ce que vous avez à faire. Rien ne vous empêche de relancer le rédacteur de votre choix au bout d’un temps plus ou mois court, mais évitez de lui envoyer un mail quotidien au risque de vous retrouver (assez rapidement) dans sa boîte à spams.

 

7.   Faites preuve d’humilité et rappelez-vous que le rédacteur est à votre service, pas à vos ordres. Il fait son travail de même que vous faites le vôtre, et il peut s’agir, dans les deux cas, de travail bénévole.

 

8.   Dans tous les cas, restez courtois ! La plupart du temps, votre correspondant ne vous connaît pas plus que vous ne le connaissez, alors évitez de lui faire la leçon ou, pire, de l’insulter : c’est le moyen le plus efficace de devenir persona non grata, car les nouvelles vont plus vite que vous ne pourriez le croire.

 

9.   Restez dans un cadre professionnel. Même si des affinités et des liens peuvent se créer, ce n’est pas une raison pour outrepasser les limites de la décence et chercher à faire copain-copain.

 

10.  C’est du donnant-donnant : n’attendez pas du rédacteur qu’il se fasse une opinion sur base de quelques titres entendus sur MySpace. Mettez à sa disposition des enregistrements de bonne qualité, un dossier de presse et invitez-le à vos concerts, ce qui, après les échanges virtuels, reste le meilleur moyen de faire bonne impression.

 

N’oubliez pas non plus que le respect s’impose dans les deux sens : si vous ne vous sentez pas pris en considération par votre correspondant, tentez votre chance auprès de quelqu’un d’autre, mais ne vous laissez pas décourager et n’en faites surtout pas une affaire personnelle ! Il y a des cons partout, et un petit pouvoir (réel ou fantasmé) ne donne à personne le droit de vous prendre de haut. La meilleure chose à faire dans ces cas-là est de lâcher l’affaire et d’aller voir ailleurs.

 

Bon courage !

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Une petite musique de film : Trouble Man Une petite musique de rien

2 commentaires

  • 1. fred  |  octobre 20, 2008 à 6:18

    Pas mal résumé ces 10 commandements… à propos, tu ne fais plus de chronique pour Shoot Me Again ?

  • 2. Mademoiselle Catherine  |  octobre 21, 2008 à 9:48

    Ben nooon. J’aimerais bien, mais j’ai plus trop le temps pour le moment 😦
    Patience, patience…


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