Archive for janvier, 2009

Des petites musiques de films

Un gros ver dans notre réseau informatique m’a fait prendre du retard dans les résumés de mes Petites musiques de film diffusées chaque dimanche soir dans l’émission Première Séance.

Voici donc, en plus d’un nouveau look, un bref rappel des titres pour ce début d’année :

Le 11 janvier, c’est le compositeur norvégien Sven Libaek qui était à l’honneur.

Si son nom reste méconnu des cinéphiles, c’est parce que ses travaux pour le septième art ne dépassèrent guère les frontières de l’Océanie !

Après une brève, mais réussie carrière de comédien dans son pays natal et aux Etats-Unis, où il étudia la musique, il part en tournée avec le groupe vocal The Windjammers.

Cette tournée passera par l’Australie en 1960. Coup de foudre immédiat : Sven Libaek s’y installe avec son épouse après un bref retour en Norvège. Sur place, il travaillera comme producteur, arrangeur et compositeur, notamment pour la télévision et le cinéma.

De 1977 à 1994, il succombe aux sirènes hollywoodiennes avant de rentrer en Australie où il poursuit ses activités musicales, mêlant habilement musique légère et sérieuse.

 

Le 18 janvier, je revenais sur la bande originale de « There will be blood« , cinquième long métrage de Paul Thomas Anderson et deuxième musique de film pour Jonny Greenwood, guitariste et homme à tout faire de Radiohead primé à la Berlinale 2008 pour cette première incursion à Hollywood.

Si ses envolées grandiloquentes, dissonantes et dramatiques ne m’ont pas toujours parues adaptées au propos, il faut lui reconnaître de réelles qualités de compositeur, tout comme Paul Thomas Anderson demeure un grand cinéaste malgré ces 2h30 qui peuvent sembler interminables.

Espérons que les deux hommes se retrouveront un jour pour une collaboration plus légère, plus modeste et peut-être moins maladroite.

 

Le 25 janvier, Une petite musique de film était mise entre parenthèses à l’occasion d’une émission spéciale dédiée à l’ouverture de la Cinematek (anciennement Cinémathèque Royale).

 

Et ce dimanche 1er février, Une petite musique de film se penchera sur

Vrai faux documentaire totalement absurde et délirant, « This is Spinal Tap » suit pas à pas un groupe de rock imaginaire en tournée américaine. Entrecoupé d’entretiens avec ses musiciens, le film les présente dans toutes les situations quotidiennes de rockstars on the road, des trajets à la promo en passant, bien sûr, par les concerts.

Sorte de chaînon manquant entre Queen et Motörhead, le groupe aura bien du mal à terminer sa tournée…

Boudé par le public lors de sa sortie en 1984 (il n’était pas clair qu’il s’agissait d’une parodie), « This is Spinal Tap » aura néanmoins accédé au rang de film culte grâce au nombreux musiciens qui s’y sont reconnus : malgré un second degré assumé, Steven Tyler n’y vit aucun humour, et Tom Waits avoue avoir pleuré pendant la projection !

Aujourd’hui, il est même devenu commun de traiter de « Spinal Tap » les groupes qui se prennent dramatiquement au sérieux…

 

Quant à moi, je ferai en sorte de retrouver ma régularité d’horloge suisse dès la semaine prochaine.

En attendant, vous pouvez toujours réécouter certaines séquences de Première Séance par ici et signer la pétition de soutien à l’émission par .

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janvier 30, 2009 at 10:24

Ravalement de façade

Je (m’en)dors sur ce blog, tout comme vous d’ailleurs, me semble-t-il.

Malgré de nombreuses visites, cet espace manque cruellement de stimuli (internes et externes), et de le voir ainsi à l’agonie m’angoisse profondément.

Aussi, je lui ai donné de nouvelles couleurs, plus douces, plus fraîches qui correspondent bien à mon humeur en cette fin d’hiver.

N’hésitez pas à me faire partager vos remarques, idées, suggestions et commentaires.

Toute critique, même négative, est la bienvenue !

Et n’oubliez pas :

eateatlight11

janvier 28, 2009 at 1:26 6 commentaires

Festival de Liège

Inculte que je suis (et chauvine aussi, un peu 😉 ), je ne me rends au théâtre que tous les deux ans, car tous les deux ans, c’est devant ma porte, ou presque, alors j’en profite et m’en imbibe pour les deux années à venir.

Il faut dire que le Festival de Liège n’a rien à envier aux productions des grandes capitales et que son équipe accueille en Cité Ardente des metteurs en scène de qualité, prometteurs ou installés, venus des quatre coins du monde (Allemagne, Belgique, Burkina Faso, Chili, Etats-Unis, France, Italie et Iran pour cette édition 2009). Aussi ne vais-je pas bouder mon plaisir et une fois de plus, je m’en vais découvrir quelques pièces au hasard de la programmation.

Pour commencer en beauté, le public de ce « festival qui interroge le présent » retrouvera demain soir son résident officieux : le conteur italien Ascanio Celestini. En 2005, il m’avait fait rire aux éclats avec ses contes farfelus servis par un débit frénétique (flanqué d’un traducteur simultané tout aussi déjanté). En 2007, une mise en scène extrêmement sobre contrastait étrangement avec la violence de son propos – les hôpitaux psychiatriques et l’usage des électrochocs – , lui-même teinté d’humour souvent très noir. En 2009, il nous revient pour la soirée d’inauguration de cette cinquième édition, non pas seul, comme à son habitude, mais entouré de musiciens pour un récital aux accents folk tiré de son album « Parole Sante« . Paroles et musique. Paroles en musique. Il n’en fallait pas plus pour attiser ma curiosité.

Le deuxième spectacle qui me met l’eau à la bouche (et qui va – honte à moi – me faire rater Les Transardentes) est lui aussi italien, histoire d’ensoleiller mes soirées d’hiver. Sauf que ce soleil-ci sera plus dangereux que torride, car pour « La Ballata delle Balate« , l’auteur, acteur et metteur en scène Vincenzo Pirrotta a construit son texte autour d’un mafieux en fuite. Un texte âpre et violent qui fut l’un des moments forts du Festival de Palerme en 2006. À découvrir.

La troisième pièce que je ne raterai sous aucun prétexte est le désormais classique « Der Jasager/Der Neinsager » de Bertolt Brecht, pièce musicale écrite lors de l’ascension d’Hitler. L’originalité de cette pièce réside dans le fait que le dramaturge allemand en a écrit deux versions, l’une où le protagoniste dit « oui » (« Der Jasager »), l’autre où il dit « non » (« Der Neinsager »), avec une fin et une morale différentes.

Mis en scène par l’immense Frank Castorf, directeur artistique de la Volksbühne Berlin, le spectacle accueillera quatre comédiens, deux sopranes, un pianiste et un vidéaste.

Pour le reste, je me laisserai aller au gré de la programmation du Jardin du Paradoxe, foyer du festival devenu véritable off sous la houlette de Michel Antaki et de l’asbl D’une certaine gaieté, dont la Journée Mondiale de l’Onanisme (autrement dit la Saint-Valentin) risque d’ores et déjà d’être un joyeux bordel !

À noter également : deux expositions organisés par Couleurs Galeries, nouvel espace dédié au Street Art qui pose ses bagages au Festival de Liège avant son ouverture officielle dans la rue Souverain Pont. Celles-ci auront lieu pendant toute la durée du festival et seront entrecoupées de soirées animées par des invités de marque, tels que Partyharders, Mr. Oizo et So-Me.

Pour plus d’informations, suivez le guide, et rendez-vous au Manège, rue Ransonnet à Liège (Outremeuse), du 22 janvier au 21 février 2009.

janvier 21, 2009 at 3:10

Vous avez des nouvelles compiles ?

Ah non, mon bon monsieur, celles-ci ne sont pas toutes neuves, mais absolument parfaites pour démarrer l’année du bon pied !

Rock, pop, folk – notre sélection de janvier pour les 100 ans des musiques de film brasse large avec des compilations pas comme les autres + la playlist de Bouli Lanners.

Bonne année à tou/tes 😀

janvier 5, 2009 at 12:11 3 commentaires


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