Festival de Liège

janvier 21, 2009 at 3:10

Inculte que je suis (et chauvine aussi, un peu 😉 ), je ne me rends au théâtre que tous les deux ans, car tous les deux ans, c’est devant ma porte, ou presque, alors j’en profite et m’en imbibe pour les deux années à venir.

Il faut dire que le Festival de Liège n’a rien à envier aux productions des grandes capitales et que son équipe accueille en Cité Ardente des metteurs en scène de qualité, prometteurs ou installés, venus des quatre coins du monde (Allemagne, Belgique, Burkina Faso, Chili, Etats-Unis, France, Italie et Iran pour cette édition 2009). Aussi ne vais-je pas bouder mon plaisir et une fois de plus, je m’en vais découvrir quelques pièces au hasard de la programmation.

Pour commencer en beauté, le public de ce « festival qui interroge le présent » retrouvera demain soir son résident officieux : le conteur italien Ascanio Celestini. En 2005, il m’avait fait rire aux éclats avec ses contes farfelus servis par un débit frénétique (flanqué d’un traducteur simultané tout aussi déjanté). En 2007, une mise en scène extrêmement sobre contrastait étrangement avec la violence de son propos – les hôpitaux psychiatriques et l’usage des électrochocs – , lui-même teinté d’humour souvent très noir. En 2009, il nous revient pour la soirée d’inauguration de cette cinquième édition, non pas seul, comme à son habitude, mais entouré de musiciens pour un récital aux accents folk tiré de son album « Parole Sante« . Paroles et musique. Paroles en musique. Il n’en fallait pas plus pour attiser ma curiosité.

Le deuxième spectacle qui me met l’eau à la bouche (et qui va – honte à moi – me faire rater Les Transardentes) est lui aussi italien, histoire d’ensoleiller mes soirées d’hiver. Sauf que ce soleil-ci sera plus dangereux que torride, car pour « La Ballata delle Balate« , l’auteur, acteur et metteur en scène Vincenzo Pirrotta a construit son texte autour d’un mafieux en fuite. Un texte âpre et violent qui fut l’un des moments forts du Festival de Palerme en 2006. À découvrir.

La troisième pièce que je ne raterai sous aucun prétexte est le désormais classique « Der Jasager/Der Neinsager » de Bertolt Brecht, pièce musicale écrite lors de l’ascension d’Hitler. L’originalité de cette pièce réside dans le fait que le dramaturge allemand en a écrit deux versions, l’une où le protagoniste dit « oui » (« Der Jasager »), l’autre où il dit « non » (« Der Neinsager »), avec une fin et une morale différentes.

Mis en scène par l’immense Frank Castorf, directeur artistique de la Volksbühne Berlin, le spectacle accueillera quatre comédiens, deux sopranes, un pianiste et un vidéaste.

Pour le reste, je me laisserai aller au gré de la programmation du Jardin du Paradoxe, foyer du festival devenu véritable off sous la houlette de Michel Antaki et de l’asbl D’une certaine gaieté, dont la Journée Mondiale de l’Onanisme (autrement dit la Saint-Valentin) risque d’ores et déjà d’être un joyeux bordel !

À noter également : deux expositions organisés par Couleurs Galeries, nouvel espace dédié au Street Art qui pose ses bagages au Festival de Liège avant son ouverture officielle dans la rue Souverain Pont. Celles-ci auront lieu pendant toute la durée du festival et seront entrecoupées de soirées animées par des invités de marque, tels que Partyharders, Mr. Oizo et So-Me.

Pour plus d’informations, suivez le guide, et rendez-vous au Manège, rue Ransonnet à Liège (Outremeuse), du 22 janvier au 21 février 2009.

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