Archive for mars, 2009

Sur le fil du rasoir

Samedi soir, plutôt que de me rendre au Festival Empreintes Digitales (j’avais pourtant très envie de voir Chloé et Swayzak), j’ai traîné mes Doc au Shamrock, une nouvelle fois sur les bons conseils de José Parrondo qui est décidément un informateur bien efficace.

À l’electro, j’ai préféré un trio basse-batterie-guitare en rouge et noir venu d’Allemagne. The Razorblades composent un rockabilly qui va droit au but (deux minutes en moyenne par morceau…) et dans les pattes. Ça fait toujours du bien quand la tête est encombrée, et ça donne le sourire.

Entrecoupé de commentaires hurlés par un guitariste à banane et rouflaquettes (il n’avait pas de micro), le répertoire comprend autant des titres originaux que des reprises inspirées, des traditionnels « Hawaï Police d’État » à « Misirlou » via un « Apache » clôturé avec brio par le riff de « Stairway to Heaven » (oui, oui !). Un bassiste et un batteur chevelus donnent le change aux coups de gratte frénétiques, faisant grimper la température et oublier au public les giboulées de mars qui s’en sont données à cœur joie ces derniers jours.

Il n’en faut pas plus pour recharger mes batteries, et ces belles soirées en agréable compagnie viennent avantageusement contrebalancer ma cure de sommeil…

Parfois, la vie peut être simple.

mars 30, 2009 at 9:44

Une petite musique de film : Berlin Calling

Dimanche soir dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film se penchera sur

Réalisé par le cinéaste Hannes Stöhr qui avait signé « One Day in Europe » et « Berlin is in Germany« , « Berlin Calling » retrace la vie excessive de DJ Ickarus campé par Paul Kalkbrenner, acteur totalement amateur, mais producteur et DJ reconnu et respecté.

Six semaines avant le début du tournage, Paul Kalkbrenner a interrompu ses activités musicales afin de retrouver un rythme plus proche de la normale. Le cinéaste Hannes Stöhr quant à lui, lui interdit catégoriquement de prendre des cours de comédie : pour son film, il voulait un acteur proche de la réalité. Paul Kalkbrenner faisant partie de la scène techno berlinoise depuis la fin des années 90, il ne pouvait tomber mieux.

« Berlin Calling » est une fiction autour d’un DJ qui pète les plombs et tente de se sortir de l’enfer de la drogue, sans pour autant réduire le milieux des musiques électroniques à ce seul cliché. La techno, la fête et les drogues servent à peindre un tableau bien plus vaste qui dépasse largement les frontières de ce petit monde assez fermé : il s’agit avant tout d’un homme face à ses propres démons, mais aussi d’amour et d’espoir.

C’est tout naturellement que Paul Kalkbrenner a composé la bande originale de « Berlin Calling« , dont les quatorze titres offrent un bon aperçu de la palette musicale de l’artiste. Entre house minimale et tueries dancefloor, le Berlinois a adapté quelques unes de ses anciennes compositions pour les besoins du film tout en offrant à l’auditeur plusieurs nouveaux titres.

mars 27, 2009 at 1:43

Une petite musique de film : India Song

Dimanche soir dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film se penchera sur

Pour l’adaptation très libre de sa pièce « Le Vice-consul », Marguerite Duras – qui, en plus de son travail d’écrivain, réalisa de nombreux films – s’associe une nouvelle fois au compositeur d’origine argentine Carlos d’Alessio. « India Song » a été écrit à la demande de Peter Hall en août 1972 pour une mise en scène à Londres. L’auteure réalisera elle-même l’adaptation pour le grand écran de ce drame autour de l’amour fou et impossible.

Présenté à Cannes en 1975, « India Song » fascina autant qu’il irrita le public que la critique. Echappant à toute étiquette, le film dérange, mais sa musique met tout le monde d’accord : Carlos d’Alessio emprunte à différentes genres, s’appropriant les codes musicaux des années 30. Du tango à la valse en passant par la rumba, sa bande originale est subtile d’un bout à l’autre.

A la fois insouciante et mélancolique, la musique de « India Song » demeure intemporelle de part sa légèreté et la simplicité de ses orchestrations. Régulièrement reprise par différents artistes au fil des ans, la chanson-titre était interprétée par Jeanne Moreau.

mars 19, 2009 at 3:07

Musiques du monde au cinéma

Nous voulions nous arrêter à 100 ; nous n’y sommes point parvenus !

En bonus à notre sélection pour les 100 ans des musiques de films, voici un bon petit dessert dédié aux musiques du monde au cinéma.

Et comme nous avons bien travaillé et que nous sommes fiers de nous, nous nous sommes permis d’y ajouter nos playlists personnelles, histoire de vous offrir un bref, un minuscule aperçu de nos propres discothèques…

En attendant une dernière sélection consacrée aux films d’horreur, n’oubliez pas de nous faire part de vos propres coups de coeur ici !

mars 17, 2009 at 11:02

Week-end découvertes

Après plusieurs mois de torpeur et d’apathie, j’entre à nouveau dans une phase « spongieuse » – une de ces phases dans lesquelles il est bon de s’imbiber de ce qui nous entoure. Comme les arbres et les fleurs, moi aussi, je reprends vie à l’approche du printemps !

Alors, non contente d’avoir dévalisé La Médiathèque et Caroline Music, j’ai profité de quelques belles opportunités qui se sont offertes à moi en Cité Ardente :

Vendredi, le centre culturel Les Chiroux invitait l’asbl De figure et d’objets à présenter son nouveau spectacle, « Cage », créé en collaboration avec le collectif Detruitu. Sur scène, un musicien et deux comédiens créent des atmosphères lourdes comme une chape de plomb pour rappeler au spectateur les cages dans lesquelles il vit, souvent à son insu, que ce soit au travail ou dans sa vie sociale, dans une course au rendement forcenée imposée par la société contemporaine.

Si le spectacle peut paraître brouillon à différents niveaux, j’y ai vu comme une succession de « sketches » (pas drôles du tout, ceci dit) dans lesquels j’ai pu me glisser sans trop de peine, sans doute parce que je m’y suis reconnue pour l’une ou l’autre raison.

Situé au carrefour de différentes formes d’expression artistique (théâtre, musique, arts plastiques, marionnettes et manipulation d’objets), « Cage » offre un huis clos troublant, entre rêve et cauchemar…

Samedi, je me suis rendue, pour la première fois depuis que je vis à Liège, au café Le Shamrock qui programme pourtant de nombreux concerts gratuits (et souvent de qualité). Sur l’invitation de José Parrondo, croisé la veille en face dudit café (comme quoi, le hasard fait parfois bien les choses…), j’ai assisté au concert de The Church of the Brothers of the Friends of God (!), groupe de rockabilly-surf-et-tout-des-trucs-comme-ça.

En première partie improvisée, Framboisier Mururoa a foutu le feu avec ses chansons bancales et un cran qui fait plaisir à voir. Armé d’un seul ukulélé (électrique !), le jeune homme a, en plus de ses compositions sautillantes à souhait, servi une reprise du « Hélène » de Roch Voisine avant de céder la place à Jampur Fraise, José Parrondo (qui, par ma faute, avait un noeud de cravate tout pourri 😦 ) et Hugues Picha. Une formule basse-batterie-guitare bigrement efficace pour ces relectures de musiques de film façon garage. Habillés en véritables « Brothers of the Friends of God », les trois musiciens offrent des adaptations très libres de classiques allant de Batman à Peer Gynt en passant par la Rue Sésame sans autres artifices que quelques gimmicks bien trouvés (une vraie bouteille en guise de bottleneck, des kazoos, mais aussi une tête de cheval !).

Une soirée bon enfant dont je suis ma foi sortie bien tard, mais le sourire aux lèvres !

Pour finir en beauté ce week-end placé sous le signe de la découverte, un petit détour au Cercle des Cinés s’imposait, d’autant plus que c’est à 300 mètres de chez moi et que je participe modestement à sa programmation.

Sébastien Demeffe y présentait pour la toute première fois « Riding Along« , premier long métrage à mi-chemin entre documentaire et road-movie expérimental. Malheureusement, j’ai dû m’éclipser avant la projection… Partie remise au 2 avril au cinéma Nova à Bruxelles !

mars 16, 2009 at 12:03 2 commentaires

Une petite musique de film : Children of Men

Dimanche soir dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film se penchera sur

Pour son film Children of Men, le réalisateur Alfonso Cuaron a fait appel au compositeur John Tavener. Comme il avait écouté Song of the Angel en boucle avec son scénariste Tim Sexton lors de l’élaboration du script, l’idée de commander au compositeur britannique une musique originale pour son film s’est imposée d’elle-même.

Descendant direct de son homonyme de la Renaissance, John Tavener a su s’imposer doucement et discrètement, s’inspirant des cultures russe et grecque et explorant largement les écrits du poète William Blake.

Avant d’accepter la proposition, John  Tavener a demandé à lire le script. Pour sa première bande originale, il ne s’est pas contenté d’écrire une partition servant simplement de soutien musical aux images, mais de réelles pièce néo-classiques auxquelles s’ajoutent des extraits d’œuvres de Händel, Mahler et Penderecki.

Spécialement composée pour le film, la pièce Fragments of a Prayer est une réaction musicale et spirituelle au film par le compositeur : les ambiances se déploient avec lenteur et mélancolie, à la manière d’un Arvo Pärt, se faisant l’écho d’une société futuriste où l’humain n’a plus vraiment sa place…

mars 12, 2009 at 5:51

Riding Along

Quelques bobines 16mm récupérées, un micro et un enregistreur, pour une errance d’un mois en auto-stop, direction l’Europe de l’Est. Une collecte intuitive d’images et de sons au fil des rencontre, des paysages.

« Riding Along » de Sébastien Demeffe se raconte de voiture en voiture et se construit en chemin…

Au bout de trois années d’entêtement, le jeune réalisateur présentera son premier film au Cercle des Cinés à Liège (rue des Wallons 54, quartier du Laveu) le dimanche 15 mars à 20h30, et au cinéma Nova à Bruxelles le 2 avril.

mars 9, 2009 at 10:39

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