Week-end découvertes

mars 16, 2009 at 12:03 2 commentaires

Après plusieurs mois de torpeur et d’apathie, j’entre à nouveau dans une phase « spongieuse » – une de ces phases dans lesquelles il est bon de s’imbiber de ce qui nous entoure. Comme les arbres et les fleurs, moi aussi, je reprends vie à l’approche du printemps !

Alors, non contente d’avoir dévalisé La Médiathèque et Caroline Music, j’ai profité de quelques belles opportunités qui se sont offertes à moi en Cité Ardente :

Vendredi, le centre culturel Les Chiroux invitait l’asbl De figure et d’objets à présenter son nouveau spectacle, « Cage », créé en collaboration avec le collectif Detruitu. Sur scène, un musicien et deux comédiens créent des atmosphères lourdes comme une chape de plomb pour rappeler au spectateur les cages dans lesquelles il vit, souvent à son insu, que ce soit au travail ou dans sa vie sociale, dans une course au rendement forcenée imposée par la société contemporaine.

Si le spectacle peut paraître brouillon à différents niveaux, j’y ai vu comme une succession de « sketches » (pas drôles du tout, ceci dit) dans lesquels j’ai pu me glisser sans trop de peine, sans doute parce que je m’y suis reconnue pour l’une ou l’autre raison.

Situé au carrefour de différentes formes d’expression artistique (théâtre, musique, arts plastiques, marionnettes et manipulation d’objets), « Cage » offre un huis clos troublant, entre rêve et cauchemar…

Samedi, je me suis rendue, pour la première fois depuis que je vis à Liège, au café Le Shamrock qui programme pourtant de nombreux concerts gratuits (et souvent de qualité). Sur l’invitation de José Parrondo, croisé la veille en face dudit café (comme quoi, le hasard fait parfois bien les choses…), j’ai assisté au concert de The Church of the Brothers of the Friends of God (!), groupe de rockabilly-surf-et-tout-des-trucs-comme-ça.

En première partie improvisée, Framboisier Mururoa a foutu le feu avec ses chansons bancales et un cran qui fait plaisir à voir. Armé d’un seul ukulélé (électrique !), le jeune homme a, en plus de ses compositions sautillantes à souhait, servi une reprise du « Hélène » de Roch Voisine avant de céder la place à Jampur Fraise, José Parrondo (qui, par ma faute, avait un noeud de cravate tout pourri 😦 ) et Hugues Picha. Une formule basse-batterie-guitare bigrement efficace pour ces relectures de musiques de film façon garage. Habillés en véritables « Brothers of the Friends of God », les trois musiciens offrent des adaptations très libres de classiques allant de Batman à Peer Gynt en passant par la Rue Sésame sans autres artifices que quelques gimmicks bien trouvés (une vraie bouteille en guise de bottleneck, des kazoos, mais aussi une tête de cheval !).

Une soirée bon enfant dont je suis ma foi sortie bien tard, mais le sourire aux lèvres !

Pour finir en beauté ce week-end placé sous le signe de la découverte, un petit détour au Cercle des Cinés s’imposait, d’autant plus que c’est à 300 mètres de chez moi et que je participe modestement à sa programmation.

Sébastien Demeffe y présentait pour la toute première fois « Riding Along« , premier long métrage à mi-chemin entre documentaire et road-movie expérimental. Malheureusement, j’ai dû m’éclipser avant la projection… Partie remise au 2 avril au cinéma Nova à Bruxelles !

Publicités

Entry filed under: En chair et en os, L'image, Le son.

Une petite musique de film : Children of Men Musiques du monde au cinéma

2 commentaires

  • 1. dr frankNfurter  |  mars 16, 2009 à 4:20

    « Armé d’un seul ukulélé (électrique) »

    faut savoir qu’à ses débuts avec les Stooges, Iggy Pop jouait avec ce genre d’instrument (enfin s’il en croit son autobiographie).

  • 2. Mademoiselle Catherine  |  mars 17, 2009 à 10:11

    Il jouait « avec » ou « de » ce genre d’instrument??? 😉


Articles récents


%d blogueurs aiment cette page :