Archive for mai, 2009

Une petite musique de film : Niki Reiser

(Erratum : suite au Festival de Cannes,

cette séquence a été diffusée le dimanche 31 mai.)

Dimanche soir dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film se penchera sur

Après des études de flûte traversière, le compositeur suisse Niki Reiser se spécialisa en jazz et en musique classique à la Berklee School of Music à Boston avant de participer à différents ateliers sous la houlette de maîtres tels que Ennio Morricone et Jerry Goldsmith.

Lorsqu’il revient en Europe en 1986, il rencontre le cinéaste suisse Dani Levy dont il composera la totalité des bandes originales. Pour le premier film du réalisateur, « Du mich auch », Prix de la Critique à Cannes en 1987, le musicien compose une musique sensuelle et jazzy. Dans la foulée, il intègre l’ensemble de musique klezmer Kol Simcha avec lequel il tournera jusqu’en 1999. Toujours pour Dani Levy, il composera « Robbykallepaul » en 1989, « I was on Mars » en 1992 et « Stille Nacht » en 1995. Entre temps, il aura travaillé avec la réalisatrice Doris Dörrie pour « Keiner liebt mich » en 1994.

Une autre rencontre importante est celle de Niki Reiser avec la cinéaste Caroline Link pour laquelle il composa de nombreuses musiques depuis son premier long métrage, « Jenseits des Stille », en 1996 – avec une épatante Sylvie Testud. Lauréat de nombreux prix suisses et allemands, Niki Reiser continue de composer discrètement tout en s’imposant comme l’un des compositeurs européens les plus intéressants du moment.

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mai 22, 2009 at 11:27 2 commentaires

Une petite musique de film : Edda Dell’Orso

(Erratum : en raison de l’ouverture du Festival de Cannes,

cette séquence a été diffusée le dimanche 24 mai.)

Dimanche soir dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film se penchera sur

Depuis le milieu des années 60, la soprane italienne Edda Dell’Orso n’a cessé d’illuminer diverses musiques de films du haut de ses trois octaves. Après avoir étudié le chant et le piano à Rome, elle commence à travailler dans le chœur de Franco Potenza, puis dans celui d’Alessandro Alessandroni, avec lequel elle fit plusieurs enregistrements.

C’est au cours de ces enregistrements qu’Edda Dell’Orso est remarquée par Ennio Morricone, alors arrangeur pour RCA. Il lui confiera les parties vocales de deux bandes originales qui devront changer leurs vies – et accessoirement marquer durablement l’histoire des musiques de films : « Le bon, la brute et le truand » en 1966 et « Il était une fois dans l’Ouest » en 1968.

Remarquable de souplesse et d’ouverture d’esprit, Edda Dell’Orso a travaillé avec les plus grands au fil des ans, Morricone en tête, mais également Piero Piccioni, Goblin et même l’artiste brésilien Chico Buarque, sans oublier son mari, le compositeur et pianiste James Dell’Orso avec lequel elle donna de nombreux récitals de part le monde.

Impressionnante de maîtrise, Edda Dell’Orso n’en est pas moins une interprète pleine de fraîcheur dont les vocalises tour à tour enjouées, inquiétantes ou sensuelles ont fait les beaux jours du cinéma italien.

mai 14, 2009 at 1:56

Pour le plaisir des yeux…

…et des oreilles !

(ou « Du bon usage de la loop station », par maître Dosh)

mai 12, 2009 at 11:05

Une petite musique de film : Son de Mar

Dimanche soir dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film se penchera sur

Fondé à Londres en 1996 selon le principe de la géométrie variable – une formule très populaire au sein de nombreux groupes – Piano Magic a vu défiler une trentaine de musiciens depuis sa création et fut invité à composer sa première bande originale pour le cinéma en 2001 pour « Son de mar » de Bigas Luna.

C’est dans un magasin de disques de Barcelone que le réalisateur espagnol entendit pour la première fois le groupe anglais. Selon la légende, l’album « Low Birth Weight » passait en boutique, et le cinéaste sut immédiatement que le groupe composerait la bande originale de son prochain film.

Pouvant être traduit par « Venu de la mer » et « Son de la mer », « Son de Mar » est soutenu par des compositions subtiles, paisibles et apaisantes, pouvant par moments faire penser à des musiques de relaxation étant donné l’omniprésence du bruit des vagues allant et venant au fil des plages.

« Son de Mar » raconte l’histoire d’un amour fou entre deux êtres que rien ne peut séparer. Piano Magic l’enveloppe d’ambiances douces et aériennes, de montées hypnotiques et de mélancolie pop expérimentale. Des compositions parfaitement assorties aux images et au récit qui s’écoule aussi doucement que les six morceaux sans titres de Glen Johnson et ses acolytes.

mai 7, 2009 at 2:06

Wrong ?

Pour commencer, je le dirai tout de go : j’attribue d’ores et déjà à « Sounds Of The Universe » de Depeche Mode le prix de la plus laide pochette de disques 2009. Mais peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse, et j’avoue que dès qu’il s’agit de la bande à Martin (parce que c’est quand même lui qui continue d’écrire la majorité des titres), je perds toute mon objectivité.

Bien que Dave Gahan ait une fois de plus réussi à imposer quelques unes de ses propres chansons, celles-ci font pâle figure comparé aux textes de Gore. Parolier hors pair, véritable poète des temps modernes, il n’a pas son pareil pour trouver le mot juste et émouvoir jusqu’à la moëlle en abordant des sujets à première vue banals.

Cela dit, et malgré la grande qualité de l’ensemble, « Sounds Of The Universe » sonne un peu trop eighties à mon goût. Et on est très, très loin de la claque « Violator » et de la puissance de « Ultra ».

Question de production ? Peut-être…

Là où le groupe avait travaillé main dans la main avec Flood a.k.a. Mark Ellis (U2, Nine Inch Nails, PJ Harvey…) pour « Violator » et le génial Tim Simenon alias Bomb The Bass pour « Ultra« , il retrouve ici Ben Hillier après l’efficacité prouvée sur « Playing the Angel« .

Pourtant, ce coup-ci, j’avoue la mort dans l’âme que le résultat ne me convainc pas. Les harmonies ont beau être magistrales et les arrangements hyper bien foutus, je fais quand même une petite prière pour que Martin Gore nous concocte très vite un de ces albums de reprises dont il a le secret (car je suis plutôt Martin que Dave… ça vous étonne ?).

Il n’empêche que « Sounds Of The Universe » reste très au dessus de la grande majorité des productions musicales actuelles – n’est pas Depeche Mode qui veut !

Et puis, y’a pas à dire : ces trois mecs-là ont quand même la classe !

(par contre, le morceau caché, ils auraient pu se le garder…)

mai 4, 2009 at 3:20 3 commentaires


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