Archive for juillet, 2009

Creux estival

En attendant la sortie imminente de la prochaine Sélec, mi-août, je suis au regret de vous annoncer que ce blog est momentanément en stand-by : pas de petites musiques de film avant septembre (si ce n’est les rediff’ de l’été) et peu de choses intéressantes à raconter.

Vous trouverez un peu de lecture sur mon autre blog, et je reviendrai très bientôt par ici pour vous parler de mes derniers coups de coeur via la nouvelle Sélec : des choses à lire, à voir et à écouter, oui, oui !

D’ici-là, n’hésitez pas à fouiller dans mes archives et à laisser tous les commentaires que vous voudrez, car un blog sans commentaires est un blog agonisant.

Et vous ne voudriez pas que ça arrive, si ?

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juillet 24, 2009 at 3:26

Les Ardentes 2009

Petit bilan subjectif

Jeudi 9 juillet

Why? – sans hésiter ma grosse surprise de cette édition 2009 ! À (re)voir, ne serait-ce que pour le batteur-percussionniste qui semble avoir six bras…

Get Well Soon – un peu mou après la claque Why?, mais un très beau concert avec, en prime, une reprise très originale du « Born Slippy » d’Underworld.

Yo! Majesty – un quart d’heure de retard pour un quart d’heure de set qui m’a fait honte pour elles.

Alice Russell – une énergie folle et une bonne humeur communicative au service d’un white soul bien péchu. Une bonne surprise.

Cirkus – valait le détour pour le maxi t-shirt Adidas de Neneh Cherry !

Metronomy – bien rock, bien carré. Belle découverte.

Thomas Fersen – une autre excellente surprise (il portait la même robe qu’Emily Loizeau !).

Mogwai – expérience sensorielle qui m’a mise, une fois de plus, sous hypnose.

Emiliana Torrini – grosse déception : je n’aime pas ces chanteurs qui prennent des airs affectés – elle donnait carrément l’impression de faire caca (avec des hémorroïdes…) (comme j’y vais !).

De CrecyVendredi 10 juillet

Madcon – chaleureux, hyper-pro, interactif : les gars avaient le public à leur botte. Encore une excellente surprise.

!!! – concert un peu trop huilé à mon goût, mais qui a, semble-t-il, beaucoup plu aux fans.

The Glimmers present Disko Drunkards – quatre mariolles aux costumes improbables (un pyjama et trois tenues de footballeurs très seventies) pour un disco-rock entraînant et une reprise incroyable du « Physical » d’Olivia Newton-John

The Field – encore une bonne surprise : ambient pas planante du tout agrémentée de projections.

Paul Kalkbrenner – techniquement moyen aux dires de nombreux DJs, il a néanmoins foutu le feu à l’Aquarium, ce qui n’est pas chose facile !

Para One – set parfait pour se préparer mentalement et physiquement à Big Beth.

Gossip – je n’ai jamais aimé leur musique et espérais réviser mon opinion en les voyant en concert : perdu !

Miss Kittin & The Hacker – tellement de basses que la voix de la Kittin (qui n’en a déjà pas beaucoup) était littéralement engloutie. Cela dit, bon show.

Étienne De Crécy – mise en scène magistrale, voire franchement mégalo pour un set analogique aux petits oignons, gâché par un clampin qui m’a foutu son poing dans la gueule en « dansant » (faisant tomber mes lunettes par la même occasion – et sans le moindre mot d’excuses) (si tu te reconnais : t’es vraiment un gros con !).

Agoria – il me fallait bien ça après le fameux « danseur ». Agoria est vraiment le nouveau Laurent Garnier, qu’on se le dise !

Samedi 11 juillet

Dan San – premier coup de coeur de la journée. Je ne les avais jamais vus en groupe. Ils m’ont mis la larme à l’oeil !

Fink – la raison de ma présence quasi-matinale. Il a confimé tout le bien que je pense de lui (avec, en prime, un smalltalk et une photo avec son groupe à l’issue du concert).

Art Brut 1Art Brut – ils sont complètement fous, surtout le chanteur qui n’a pas hésité à braver la foule pour nous parler de son dernier passage au musée (il avait payé 30 Euro !). So british ! So marvelous !

Yoav – il a réussi à captiver le public, seul sur la grande scène. Un véritable tour de force !

Peaches – elle remporte haut la main la palme de l’icône féministe contemporaine, loin devant Beth Ditto, n’hésitant pas à se mettre physiquement en danger ! On a trouvé une relève à Michael Jackson !

I AM X – glam, dance, rock. Efficace, comme toujours.

Tricky – ou « comment une chanteuse peut-elle rester de marbre en interprétant Black Steel ? ». Le mystère reste complet. Déçue et fatiguée, je m’en vais retrouver mon lit douillet.

PeachesDimanche 12 juillet

Rodriguez – je ne connaissais de lui que Sugar Man via un mix de David Holmes. J’ai découvert un blues-rock très roots.

Miss Platnum – magnifique découverte ! Entourée de deux choristes et d’un orchestre incroyable, la miss a donné un show drôle et chaleureux.

Mulatu Astatke & The Heliocentrics – Dieu vivant de l’ethio-jazz, le percussionniste et son groupe ont donné un concert extraordinaire, malgré cette étrange impression d’être au festival Jazz à Liège…

Peter Bjorn And John – j’étais ravie à l’idée de les revoir, quinze jours après les avoir vus à Londres. J’ai quitté le concert un grand sourire aux lèvres !

The Subways – post-adolescents déjantés. Rock efficace, mais un peu trop de bruit à mon goût après Peter Bjorn And John.

Cold War Kids – leur pop-rock frais a fait merveille sous le soleil des Ardentes (une fois n’est pas coutume, la météo s’est mis le doigt dans l’oeil quant à ses prévisions).

Supergrass – fond sonore idéal pour dépenser mes dernier tickets boisson au bar (même pas honte d’abord !).

Pour faire court : un très bon millésime dont j’ai davantage profité que l’année dernière !

À l’année prochaine ?

juillet 13, 2009 at 1:03 8 commentaires

Le droit de ressentir en paix

Avant toute chose, je tiens à préciser une chose : je ne fais pas partie des défenseur du volume maximum dans les concerts de rock, que du contraire – traînant un acouphène depuis l’âge de quinze ans (suite à un concert de rock, comme de bien entendu), j’ai toujours sur moi une paire de protections auditives afin de préserver le peu qui me reste de l’un de mes biens les plus précieux.

Voilà qui est dit. Passons aux choses sérieuses : j’ai eu le plaisir de revoir Mogwai hier soir, chefs de file du post-rock et du volume sonore littéralement assourdissant, dans le cadre du festival des Ardentes.

Concernant le combo écossais, je suis pourtant d’une indulgence particulière, car un concert de Mogwai est avant tout une expérience sensorielle qui met tout le corps en éveil – l’ouïe, bien sûr, mais aussi la vue force de jeux de lumières intenses et, surtout, le toucher, car les murs du son élaborés par le quintet de Glasgow sont palpables au sens propre du terme : les basses chatouillent les pieds, s’insinuant jusque dans les moindres recoins de l’anatomie, au point que même un aveugle sourd y trouverait son compte !

Cela dit, je me dois néanmoins de déplorer le manque d’information donné aux festivaliers, dont bon nombre découvrait le groupe et a dû se coucher (et se réveiller) avec de sérieux problèmes d’oreilles.

Car un show de Mogwaï est, à mon sens, peu adapté au cadre d’un festival : pour y avoir assisté en salle il y a plusieurs années, je savais à quoi m’attendre, ce qui n’était pas le cas d’une grande majorité des spectateurs (qui n’assisteraient probablement pas à un concert de Mogwai hors festival et dont une partie ne semblait d’ailleurs guère l’apprécier plus que ça). Et plutôt que de décoller des premiers rangs (tout en se serrant la tête à deux mains pour créer l’illusion qu’il ne seront pas sourds le lendemain… j’attends de voir), ils préferaient rester plantés là, sans doute pour pouvoir dire à leur potes qu’ils étaient tout devant…

Du coup, je suis allée m’asseoir sur la plateforme des chaises roulantes où j’ai pu comater en paix (oui, la musique de Mogwai me fait toujours cet effet-là). Et, finalement, j’ai passé un excellent moment !

Il n’y a rien de plus énervant pour un spectateur qui cherche à ressentir un concert que d’être entouré de gros lourds qui discutent en hurlant, renversent leur bière ou ont juste l’air de se faire chier. Je préfère encore les gens qui dansent, comme ces deux gars visiblement émechés qui dandinaient furieusement du postérieur pendant la prestation d’Alice Russell plus tôt dans la journée.

Je ne m’attends évidemment pas à ce que tout le monde soit hypnotisé comme moi (je ne le souhaite d’ailleurs à personne !), mais je commence à me dire que j’ai peut-être passé l’âge des festivals… Moi qui suis pourtant ravie d’en avoir un de qualité devant ma porte (ce qui me permet de dormir chaque soir dans mon lit douillet sans avoir à supporter les afters dans la boue et les joueurs de djembé), je suis déjà en train de me demander si j’y retournerai l’année prochaine 😦

Car pour moi, un festival reste avant tout une formidable occasion de découvrir de nouveaux talents (premier coup de coeur de ces Ardentes 2009 : les Américains de Why?) ou d’aller voir des artistes pour lesquels je ne me serais sans doute pas déplacée exprès (je pense entre autres à Thomas Fersen – magnifique – que je voyais pour la première fois, Madcon ou Julien Doré). Mais je n’y vais ni pour boire ni pour me passer d’hygiène corporelle pendant quatre jours. Je profite bien sûr aussi du côté festif et du plaisir de partager ces moments avec des personnes que j’apprécie, mais je ne vais certainement pas aux Ardentes pour dire que j’y étais : j’y vais parce que la programmation éclectique me parle et que, accessoirement, ça se passe tout près de chez moi.

Peut-être suis-je un peu snob ou réactionnaire, je n’en sais rien.

Toujours est-il que je vais voir des concerts en salle et en festival depuis l’âge de quatorze ans et que ce n’est pas près de changer, même si, parfois, je m’attends à un peu plus de respect… et ce n’est pas très différent dans les autres domaines de la vie.

juillet 10, 2009 at 3:12 1 commentaire


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