Je vais encore pleurer !

septembre 14, 2009 at 12:30 4 commentaires

Après un premier album drum’n’bass (Fresh Produce paru en 2000 chez Ninja Tune) et de nombreuses années passées derrière les platines et aux manettes de production, l’Anglais Fink a surpris tout le monde lorsque, en 2006, il sortit (toujours sur Ninja Tune) un somptueux album de songwriting aux arrangements dignes d’un travail d’orfèvre.

Biscuits for Breakfast est une véritable claque où folk et blues râpeux de déplient avec grâce autour d’une des plus belles voix qu’il nous ait été données d’entendre ces dernières années : profonde et divinement sensuelle, cette voix un peu rocailleuse chante des textes sensibles et intelligents. Des textes dans lesquels l’interprète ne s’accorde pas systématiquement le beau rôle et se met à nu avec une sincérité désarmante.

Suivront Distance and Time l’année suivante et, au printemps dernier, Sort of Revolution, véritable bijou de finesse et de subtilité.

Fin Greenall (c’est son vrai nom) n’en a pas moins oublié ses origines et poursuit ses activités de producteur parallèlement à son occupation d’homme à la guitare. On lui doit, entre autres, le projet Sideshow, avec lequel il vient de sortir Admit One, album dub sur lequel on retrouve les voix de Cortney Tidwell, Tina Grace et Paul St. Hilaire alias Tikiman.

C’est néanmoins dans la peau de Fink, entouré des fidèles Guy Whittaker (basse) et Tim Thornton (batterie), que le musicien se produira à la Rotonde du Botanique (Bruxelles) le samedi 3 octobre prochain. Il sera la veille à l’Alhambra (Paris) – pour près de trois fois le prix que paieront les Belges (vous voilà bien punis de vous moquer de nous depuis des lustres, na !) – et partira en tournée française par la suite (lieux et dates ici).

Vu l’état dans lequel il m’avait laissé aux dernières Ardentes, j’ai intérêt à prévoir un stock de mouchoirs… et peut-être même un déambulateur ?!

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Une petite musique de film : Les Beaux Gosses Bye Bye Patrick

4 commentaires

  • 1. Christophe  |  septembre 19, 2009 à 2:55

    Ecoute de Biscuit for breakfast, le premier morceau ici en écoute. Une fois, deux fois, trois fois.

    Monstrueux !

    J’attends le deuxième pour aller chercher quelque part plus que ces deux extraits d’un artiste qui m’a sérieusement bloqué ! Merci schizomusic ^^.

  • 2. Christophe  |  septembre 19, 2009 à 4:01

    Je suis quand même davantage marqué par le premier morceau, tellement brut, tellement rêche !
    Sur le morceau d’album, ton deuxième extrait, il me fait penser à Bill Callahan (Smog), un peu plus polissé, même si le passage dub de fin de morceau est très plaisant (je ne suis pas fan de dub à outrance, mais c’est ici très pertinemment utilisé).

    le second clip, en revanche, est très putassier, limite MTV, alors que le premier, bien que peu innovant techniquement, colle bien au morceau.

  • 3. Mademoiselle Catherine  |  septembre 21, 2009 à 10:23

    « Pretty Little Thing » reste effectivement un summun d’efficacité brute! Et un des rares morceaux à n’avoir jamais quitté mon lecteur MP3.
    Pour ce qui est de l’usage du dub, il faut dire que le monsieur vient de ce milieu-là et qu’il n’a jamais vraiment lâché ses racines, et je trouve intéressant qu’il s’en serve aussi discrètementavec autant de bon goût et de discrétion.

    Et tout à fait d’accord pour l’horrible clip de « Sort of Revolution », mais je me devais de mettre cette chanson qui est tout simplement… aaaaaahhhhhhhhh!!! (même cette version me semble bien courte comparée aux sept minutes d’ouverture du dernier album)

    En tous cas, je suis ravie d’avoir pu te faire découvrir ça 🙂

  • 4. Christophe  |  septembre 22, 2009 à 7:46

    je vais faire chauffer rapidshare ^^


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