Archive for novembre, 2009

Une petite musique de film : Romeo is bleeding

Hier soir dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film s’est penchée sur

Film noir d’un genre nouveau qui emprunte son titre à une chanson de Tom Waits, Romeo is Bleeding met en scène Gary Oldman dans la peau d’un flic new yorkais au bord du gouffre. Réalisé par Peter Medak en 1993, le film doit sa musique au jazzman Mark Isham dont ce n’était pas le coup d’essai.

Après avoir étudié la trompette, le piano et le violon, Mark Isham travaille dans différents groupes et orchestres avant d’apprendre le maniement des synthétiseurs et de se faire un nom dans le jazz progressif au cours des années 70. Il écrit sa première musique de film en 1983 pour Never Cry Wolf, une production Walt Disney. Depuis, on a entendu ses compositions dans des films aussi divers que Short Cuts, Timecop ou Le Dahlia Noir.

Pour Romeo is Bleeding, Mark Isham s’inspire largement des ambiances classiques du film noir pour composer une partition terriblement jazzy aussi nonchalante que  sensuelle, avec ça et là de discrètes touches électroniques comme le fera par la suite Nils Petter Molvær.

Entouré d’une belle brochette de musiciens, Mark Isham offre à ce film une bande originale insolite. En outre, on y retrouve deux titres interprétés par Abbey Lincoln et A.J. Croce.

novembre 30, 2009 at 10:39 2 commentaires

Une petite musique de film : Angeli Bianchi… Angeli Neri

Dimanche soir dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film se penchera sur

Connu pour son tube planétaire Mah nà Mah nà repris aussi bien par Benny Hill que par le Muppet Show, l’Italien Piero Umiliani était avant tout compositeur de musiques de films. D’ailleurs, son fameux tube était extrait de la bande son de Svezia, Inferno e Paradiso, faux documentaire gentiment érotique sur la Suède sorti en 1968. En 1969, Piero Umiliani retrouve le réalisteur du film, Luigi Scattini, qui travaille alors sur un documentaire intitulé Angeli Bianchi… Angeli Neri. Si ce doc de type « mondo » se penche sur le satanisme, la sorcellerie et autres pratiques ésotériques, sa bande originale ne pourrait pas être plus éloignée du sujet puisqu’il s’agit en grande partie de chansons pop qui, pour la plupart, n’ont rien à envier aux comédies musicales de l’époque.

Parmi les chanteurs, on retrouve Shirley Hammer, le Cantori Moderni di Alessandro Alessandroni, ainsi que les grandes Nora Orlandi et Edda Dell’Orso dont les vocalises épousent à merveille les orchestrations de Piero Umiliani.

Si le film est fort heureusement retombé dans l’oubli, sa bande originale reste absolument irrésistible et offre un très bel aperçu des musiques pop sixties. En une heure et vingt-trois morceaux, vous passerez de la soul aux musiques psychédéliques via quelques ballades, chants traditionnels et percussions brésiliennes. Un beau voyage en perspective !

novembre 19, 2009 at 4:54 2 commentaires

Une petite musique de film : Edward aux mains d’argent

Dimanche soir dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film se penchera sur

Classique contemporain du cinéma fantastique, Edward aux mains d’argent reste aujourd’hui encore l’un des films les plus appréciés de Tim Burton. Depuis son premier long-métrage, Pee-Wee’s Big Adventure en 1985, le réalisateur est fidèle au compositeur Danny Elfman, musicien venu du rock qui connut ses premières heures de gloire au sein du Grand Magic Circus, puis du groupe Oingo Boingo.

Cinq ans après leur rencontre, Tim Burton offre à Danny Elfman un film à la hauteur de son talent après Beetlejuice et Batman : Edward aux mains d’argents, sorte de créature de Frankenstein des temps modernes affublée de ciseaux à la place des mains, est un conte débordant de bons sentiments pour lequel le compositeur s’est complètement lâché en écrivant une partition romantique et ludique à souhait pour chœurs et orchestre.

Partant de deux thèmes distinct, Danny Elfman a composé ici une véritable petite symphonie, laissant libre cours à son imagination. Les grandes envolées orchestrales cohabitent avec des mélodies plus simples inspirées des musiques d’Europe de l’Est et comédies musicales de Broadway, le tout saupoudré de ce qui deviendra au fil des ans la marque de fabrique du compositeur : les chœurs angéliques et percussions donnant à ses œuvres de faux airs de chants de Noël.

Devenu un compositeur incontournable, Danny Elfman avoue que Edward aux mains d’argent reste aujourd’hui encore l’une de ses musiques de film favorites, bien qu’il ait depuis eu l’occasion de travailler avec les plus grands, de Brian de Palma à Gus van Sant en passant par les séries télévisée Les Simpsons et Desperate Housewives.

Et, six ans avant Mars Attacks!,  le générique de fin était déjà interprété par Tom Jones.

novembre 12, 2009 at 4:21 2 commentaires

Toute mon enfance !

Aujourd’hui, La Rue Sésame fête ses 40 ans. Une belle occasion de revenir avec émoi sur cette émission increvable qui a accompagné toute mon enfance, au même titre que la cultissime Sendung mit der Maus !

Grande soeur du Muppet Show, la série télévisée enfantine la plus populaire au monde doit son succès à une galerie de portraits étrange et néanmoins charmante : on y retrouve ainsi Kermit la grenouille et de nombreux personnages récurrents, tels que Big Bird, Elmo, Cookie Monster, et, bien sûr, Ernie & Bert, le duo-star dont certains affirment qu’il s’agirait du premier couple homosexuel de la télévision.

Quarante ans après sa création par l’équipe de Jim Henson, La Rue Sésame n’a pas pris une ride et continue d’enchanter les petits et grands.

Et plutôt que des grands discours, voici de belles images :

Pourvu que ça dure !

novembre 10, 2009 at 11:37 8 commentaires

Une petite musique de film : The Buddha of Suburbia

Dimanche soir dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film se penchera sur

Série télévisée en quatre épisodes produite par la BBC, The Buddha of Suburbia est basé sur le premier roman de l’auteur britannique Hanif Kureishi. Publié en 1990, ce roman largement autobiographique connut un succès international et fut adapté pour le petit écran trois ans plus tard avec une bande originale composée par nul autre que David Bowie.

Bien que présenté comme une bande originale, il s’agit bien d’un 19e album studio pour David Bowie, car seul le titre d’ouverture fut repris tel qu’il apparaissait à la télévision. Tous les autres thèmes furent réarrangés, allongés et transformés en chansons, permettant au musicien de se refaire une réputation musicale : après plusieurs années de désert créatif, l’album Black Tie White Noise sorti plus tôt dans l’année 1993 laissait déjà présager un bon rétablissement. The Buddha of Suburbia confirmera cette intuition puisque Bowie s’inspire largement des années 70, où se situe l’action, et qu’il a bien connues.

Précurseur des expérimentations sonores de Outside (1995) et Earthling (1997),  cet album renoue avec l’époque à laquelle Bowie travaillait main dans la main avec Brian Eno. On retrouve ici le chaos organisé du Bowie des années 70 quand – avant les faux pas artistiques des eighties – l’artiste se souciant peu de ce qu’allaient dire ou penser les gens. Entouré entre autres par le multi-instrumentiste Erdal Kizilcay et le producteur David Richards, le Bowie nouveau se préparait en cette année 1993 à affronter le 21e siècle !

novembre 5, 2009 at 3:04 7 commentaires


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