Quoi de plus beau que les yeux d’un homme amoureux ?

décembre 14, 2009 at 10:21 3 commentaires

…et quand l’homme en question s’appelle Jean Rochefort et qu’il apparaît transi d’amour dans « Le Mari de la Coiffeuse« , les cœurs fondent comme neige au soleil.

Pour son dixième film, Patrice Leconte a mis en scène en 1990 l’histoire simple et apparemment banale d’Antoine, dont le rêve – et ce depuis sa plus tendre enfance – est d’épouser une coiffeuse. Il trouvera chaussure à son pied en la personne de Mathilde, belle solitaire incarnée avec grâce, douceur et sensualité par Anna Galiena. Le couple vivra en autarcie et en parfaite harmonie, elle coupant les cheveux, lui observant la ronde des clients depuis son siège, se fondant parfaitement dans le décor, sauf peut-être lorsqu’il se met à danser…

Film atypique et bien moins léger qu’il n’y parait, « Le Mari de la Coiffeuse » se déploie avec une infinie douceur sur une très belle partition de Michael Nyman, la caméra de Patrice Leconte balayant les scènes en mouvement lents, alternant habilement le passé et le présent.

Les dialogues sont rares mais délicieux, et comme bien souvent dans les films dont il est l’interprète principal, la voix de Jean Rochefort nous sert en off les pensées de son personnage. Un personnage incapable de quitter des yeux cette femme, sa femme : une femme à la fois proche et étrangère que le spectateur découvre à travers le regard d’un homme fou amoureux.

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3 commentaires

  • 1. dr frankNfurter  |  décembre 16, 2009 à 10:18

    rho j’avais pas vu ce billet, un des rares films de Leconte auteur qui vaille le coup… aidé il est vrai par la performance de Rochefort, mais est-ce étonnant de la part du divin moustachu 🙂

  • 2. Mademoiselle Catherine  |  décembre 17, 2009 à 11:41

    Un des rares films de Leconte qui vaille le coup? Et « Les Bronzés » alors?

    Sinon, oui, bien sûr, Jean Rochefort est un très grand monsieur!

  • 3. dr frankNfurter  |  décembre 17, 2009 à 1:10

    J’ai écrit « Leconte auteur », notez la nuance, pour bien signaler la différence avec le Leconte « léger »… même si de ce point de vue là, il y en aurait aussi pas mal à dire, combien de comédies Leconte sont encore regardable aujourd’hui?
    Il a beau se complaire dans une posture de victimisation, les critiques m’ont blessées, etc., quand Leconte s’intéresse à des sujets plutôt sérieux, teintés ou non de comédie, c’est souvent bancal, raté ou pire grotesque… et son hyper-productivité ne plaide pas non plus en sa faveur.
    Donc oui, « Le mari de la coiffeuse » est une réussite.


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