Archive for janvier, 2010

Une petite musique de film : Virgin Suicides

Dimanche soir dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film se penchera sur

Fondé par Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin, le duo Air a fait parler de lui dès son premier album Moon Safari sorti en 1998. Chefs de file avec Daft Punk de la french touch alors naissante, Air fut vite débauché par le cinéma. C’est Sofia Coppola qui organise le baptême du feu pour son premier long métrage, The Virgin Suicides, en 1999.

Tiré du roman de Jeffrey Eugenides, le film conte l’histoire tragique des sœurs Lisbon. Voulant d’abord utiliser des titres de Moon Safari, Sofia Coppola s’est rapidement vue proposer une musique composée sur mesure par le duo. Une musique faite d’ambiances moites et troublantes qui vaudra à ses auteurs une Victoire de la musique en 2001.

S’inspirant tant de Gainsbourg que des musiques psychédéliques, Air a conçu une bande originale à la fois sombre et délicate, traduisant en musique les affres de l’adolescence, s’assurant ainsi une place de choix dans le paysage musical contemporain.

Soutenu par le batteur Brian Reitzell, étroit collaborateur de Sofia Coppola, Air a également fait appel au saxophoniste Hugo Ferran et au chanteur du groupe Phoenix, Thomas Mars, rebaptisé ici Gordon Tracks pour l’une des plus belles chansons entendues au cinéma ces dernières années, le sensuel et romantique Playground Love.

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janvier 28, 2010 at 3:13 5 commentaires

Une petite musique de film : Le Bal des actrices

Dimanche soir dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film se penchera sur

Avec son deuxième long métrage après le troublant et réussi Pardonnez-moi, Maïwenn a confirmé tout le bien qu’on pensait d’elle : non contente de rassembler un casting de choix, Le Bal des actrices effectue un grand écart improbable entre faux documentaire et comédie musicale sans jamais tomber dans le ridicule.

Personnage atypique du cinéma français, Maïwenn s’est essayée à toutes les formes d’expression du septième art et connait donc le sujet sur le bout des doigts. S’entourant d’une armada de comédiennes épatantes, elle égratigne la profession avec audace et malice. Ainsi, Karin Viard interpète l’actrice arrogante qui rêve de percer au États Unis, tandis que Mélanie Doutey va se ressourcer en Inde dans un hôtel quatre étoiles et que Marina Foïs se fait lisser les rides à grands coups d’aiguilles. Et pour rappeler au spectateurs que tout ceci n’est que du cinéma, les parties « documentaires » sont interrompues par des séquences musicales dans la plus grande tradition des comédies d’antan.

Pour que les passages musicaux tiennent la route, il fallait évidemment trouver des compositeurs à la hauteur du projet. Maïwenn a donc fait appel à plusieurs musiciens talentueux : outre Gabriel Yared qui signe les instrumentaux, on retrouve à la composition des chansons la crème de la crème de la jeune chanson française, comme Anaïs, Nina Morato, Pauline Croze, Jeanne Cherhal, Holden et Benjamin Biolay, et, mais aussi Marc Lavoine et Joey Starr qui partage l’affiche avec Maïwenn et fait chanter la très respectable Charlotte Rampling.

Projet casse-gueule sur le papier, Le Bal des actrices dégage pourtant une tendresse et une légereté comme on en voit rarement sur nos écrans grâce à la générosité des onze actrices qui se sont prêtées au jeu. Toutes font preuve d’un merveilleux sens de l’humour, n’hésitant pas à puiser dans leurs propres failles pour interpréter leurs personnages, qu’il s’agisse de Muriel Robin tentant sa chance avec Molière, Jeanne Balibar qui rêve de casser son image d’intello dans des films d’action ou Romane Bohringer, aussi superbe que touchante dans le rôle de l’actrice has been.

janvier 21, 2010 at 2:10 2 commentaires

Une petite musique de film : Christiane F.

Dimanche soir dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film se penchera sur

En 1977 et 1978, les journalistes allemands Kai Hermann et Horst Rieck enregistrent une série d’entretiens avec une jeune toxicomane. Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée deviendra un best-seller et le livre-culte de toute une génération.

En 1981, Ulrich Edel réalise le film Christiane F. – Wir Kinder vom Bahnhof Zoo. Porté par l’interprétation troublante de justesse de la jeune Natja Brunckhorst, le film affiche un réalisme dérangeant et offre au spectateur une vision frontale du milieu de la drogue et de la prostitution à Berlin dans les années 70.

Fausse bande originale mais vraie compilation, la musique de Christiane F. regroupe neuf titres tirés de quatre albums studios et d’un live de David Bowie. Ayant vécu plusieurs années à Berlin, l’artiste apporta très tôt son soutien au réalisateur, la version allemande de son tube Heroes devenant l’hymne du film.

Tourné sur les lieux par lesquels Christiane F. est passée, le film comprend une apparition du Thin White Duke en concert. Une scène spécialement reconstituée pour ce film-choc qui marqua autant les esprit que le livre dont il fut tiré.

(extrait déjà publié ici !)

…et je pense en avoir terminé avec Bowie dans un premier temps 😉

janvier 14, 2010 at 1:43 6 commentaires

Une petite musique de film : Moon River

Dimanche soir dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film entame la nouvelle année tout en douceur avec

Adaptation du roman de Truman Capote par Blake Edwards, Breakfast at Tiffany’s (Diamants sur canapé) est porté d’un bout à l’autre par la grâce naturelle d’Audrey Hepburn, ainsi que par l’inoubliable thème du film signé Henry Mancini. Les paroles de Johnny Mercer firent de Moon River un incontournable du répertoire populaire, faisant entrer sa lumineuse interprète dans la légende.

Depuis la sortie du film en 1961, les reprises se succédèrent sans pour autant se ressembler. En 1963 et 64, Sarah Vaughan enregistre plusieurs titres de Henry Mancini avec la bénédiction du maître. Parmi eux, l’indémodable Moon River qui valut à ses auteurs l’Oscar de la meilleure chanson en 1962.

En 1997, les Madrilènes de migala offrent à Moon River un écrin de douceurs post-rock sur leur premier album,  Diciembre, 3 a.m. Une orchestration qui sied à merveille à cette chanson intemporelle.

Enfin, parmi les versions relativement récentes, on notera également celle de Morrissey, leader charismatique des Smiths qui poursuit sa carrière en solo depuis la séparation du groupe en 1987. Face B du single Hold on to your Friends sorti en 1994, son adaptation de Moon River durera plus de neuf minutes. Et si la version live est bien plus courte (et un peu fausse aussi), elle n’en est pas moins un régal pour les oreilles !

janvier 7, 2010 at 2:06 2 commentaires

Des images qui bougent : Do You Take This Man ?

…sur la platine depuis seize ans !

in Diamanda Galás with John Paul Jones, « The Sporting Life« .

janvier 4, 2010 at 10:53


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