Archive for février, 2010

Une petite musique de film : The Talented Mr. Ripley

Dimanche soir dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film se penchera sur

Collaborateur de longue date du cinéaste Anthony Minghella, Gabriel Yared eut la lourde tâche de mettre en musique Le talentueux Mr Ripley, adaptation d’un roman de Patricia Highsmith déjà revu et corrigé pour le grand écran en 1960 par René Clément sous le titre Plein Soleil. Pour cette étrange intrigue qui se déroule sous le soleil d’Italie dans les années 50, le cinéaste a puisé dans le jazz de ces années-là, marquant un contraste saisissant avec la musique originale très classique de Gabriel Yared.

Le jazz de Chet Baker et Miles Davis est omniprésent tant dans le film que sur la bande originale, rendant hommage aux grands musiciens de l’époque à travers de nombreuses scènes dans des festivals et boîtes de nuit où Matt Damon et Jude Law vont jusqu’à pousser la chansonnette, le premier s’étant familiarisé avec le piano pour les besoins du film, et le second avec le saxophone.

février 25, 2010 at 2:13

schizo part en mission

Le vendredi 26 février prochain, je co-animerai avec Brigitte Molenkamp et Jean-Grégoire Muller une rencontre autour du label Warp à La Médiathèque du Passage 44 (Bruxelles) à partir de 19h30.

Infos pratiques ici, Warp dans la nouvelle Sélec , et en écoute par ici !

février 18, 2010 at 4:26 5 commentaires

Une petite musique de film : American Beauty

Dimanche soir dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film se penchera sur

Pour son premier long métrage, le metteur en scène britannique Sam Mendes s’est penché sur la midlife-crisis de Lester Burnham. Interprétée avec brio par Kevin Spacey, Anette Benning et Thora Birch, une famille ordinaire pète les plombs dans American Beauty, film aux cinq Oscars sorti en 1999.

Compositeur singulier, Thomas Newman a grandi dans une famille de musiciens et compose pour le grand écran depuis le milieu des années 80. On lui doit entre autres les musiques originales de Less Than Zero, L’homme qui murmurait à l‘oreille des chevaux ou encore WALL-E, s’adaptant avec discrétion à des univers très différents les uns des autres tout en imposant sa touche personnelle faite de douceur et de légèreté. Il a composé une partition douce-amère, mélancolique et aérienne qui souligne à merveille les errances d’un père de famille au bout du rouleau.

Outre la musique originale de Thomas Newman, American Beauty comprend de nombreuses chansons interprétés entre autres par Free, Bill Withers, Eels, The Who et Bobby Darin, mais le clou du spectacle nous est offert par Elliott Smith – paix à son âme – et sa très belle reprise du Because des Beatles.

février 18, 2010 at 3:05

Une petite musique de film :Rachel Getting Married

Pour célébrer la Saint-Valentin à contre-emploi (j’aime pas la Saint-Valentin !), Une petite musique de film se penchera dimanche soir sur

Bande-son aussi atypique que le film qu’elle accompagne, la musique de Rachel Getting Married réunit différents artistes enregistrés dans des conditions hors norme : conviés par le réalisateur Jonathan Demme, les différents intervenant furent invités à jouer leur musique en direct et sans artifices.

Drame intimiste filmé au plus près des acteurs, Rachel Getting Married est un film sobre autour du personnage de Kym, interprété par une Anne Hathaway à fleur de peau. Sortie de cure pour le mariage de sa sœur, elle doit faire face à ses démons au beau milieu des préparatifs et des nombreux musiciens qui se sont déplacés pour l’heureux événement.

Enregistrée sur les lieux du tournage, la musique de Rachel Getting Married se base en grande partie sur les improvisations du Palestinien Zafer Tawil. Entouré de quelques musiciens, il a su se rendre à la fois invisible et indispensable, car les dialogues et les parties musicales étaient captés en parallèle par deux équipes distinctes, le groupe jouant dans un coin tandis que les acteurs se donnaient la réplique dans un autre.

Voulant rendre l’ambiance d’un vrai mariage de musiciens, Jonathan Demme a tenu à en inviter plusieurs à celui, fictif, de Rachel et Sidney, ce dernier étant interprété par Tunde Adebimpe, chanteur du groupe new yorkais TV On The Radio. Quant à l’indispensable marche nuptiale, elle est interprétée à la guitare électrique par Brooklyn Demme, le fils du réalisateur.

février 11, 2010 at 3:43

Des images qui bougent : Jon Brion

I know it’s today, so I guess you could say one recovers
It’s odd you should call me, but then after all we were lovers

I don’t wait by the phone like I used to
I don’t hope for kind words you might say
You don’t prey on my mind like you used to
But you can still ruin my day
You can still ruin my day

You’re telling me now you regret how we never connected
Oh, as if you forget that it’s me you regret you rejected

I don’t easily forgive like I used to
And I seldom get carried away
No, you don’t have the pull that you used to
But you can still ruin my day
Oh, you can still ruin my day

« Love, it was nothing, it hardly hurt a bit, »
Sounds good to me, but unfortunately I remember it

Now, I don’t lose my place like I used to
I’m not moved by your artful display
No, you can’t draw me in like you used to
But you can still ruin my day
You can still ruin my day

You can still ruin my day
You can still ruin my day
I said you can still ruin my day

février 8, 2010 at 2:58 1 commentaire

Une petite musique de film : Luna Papa

Dimanche soir dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film se penchera sur

Réalisé en 1999 par le réalisateur tadjik Bakhtiar Khudojnazarov, Luna Papa conte l’histoire drôle et étrange d’une jeune fille tombée enceinte d’un mystérieux séducteur. Soutenue par son frère qui a complètement perdu la boule pendant la guerre d’Afghanistan et son père, elle aura bien des obstacles à traverser pour mener sa grossesse à terme.

Pour la musique de son film, le cinéaste a fait appel à Daler Nazarov, revenu au Tajikistan après s’être exilé quelques temps au Kazakhstan pour échapper à la guerre civile. Le compositeur s’est entouré de musiciens traditionnels pour appuyer avec douceur cette histoire espiègle et folâtre. Guitares, saxophones et claviers cohabitent naturellement avec des instruments issus du folklore, tels que tablas, rubabs et setars, et les voix ne sont jamais très loin.

Puisant dans la tradition musicale d’Asie Centrale, Daler Nazarov a composé pour Luna Papa une bande originale qui n’est pas sans rappeler celles de Goran Bregović pour  le cinéma d’Emir Kusturica. Les parallèles dépassent d’ailleurs le cadre purement musical puisque le film dégage une folie et une légèreté généralement peu présentes dans le cinéma soviétique.

février 4, 2010 at 2:50

Des images qui bougent : Bohemian Rhapsody

L’original…

 …une autre version…

…et encore une autre…

 Mama ???

février 1, 2010 at 2:49 4 commentaires


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