Archive for mai, 2010

Des images qui bougent : spéciale dédicace…

mai 31, 2010 at 9:42 4 commentaires

Une petite musique de film : Cookie’s Fortune

Dimanche soir, dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film se penchera sur

Robert Altman n’était pas n’importe qui. Et, n’étant pas n’importe qui, il ne faisait pas non plus n’importe quels films et tentait généralement de ne pas s’encombrer de n’importe quelle musique. Pour Cookie’s Fortune, le cinéaste fit appel en 1999 à David A. Stewart, plus connu sous le nom de Dave Stewart et moitié du duo Eurythmics.

Grand amateur de blues, le guitariste a su rendre l’ambiance du Mississippi, là où se déroule l’intrigue merveilleusement alambiquée… un peu comme toujours chez Altman.

Avec le soutien de Steve McLaughlin aux programmations, David A. Stewart a intégré à ses compositions plusieurs extraits de dialogues du film, ceux-ci se fondant complètement aux rythmes et mélodies du musicien. Captant l’atmosphère poussiéreuse, chaude et humide du Deep South américain, il a en outre invité la saxophoniste Candy Dulfer à lui prêter main forte. Parmi les invités de marque, on retrouve également Bono et The Edge de U2, ainsi que Ruby Wilson.

mai 27, 2010 at 1:58 1 commentaire

Une petite musique de film : Intimité

Dimanche soir, dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film s’est penchée sur

Chaque mercredi à 14h, une femme sonne à la porte d’un homme. Ils font l’amour en silence à même le sol, et elle s’en va. Ce scénario va tourner à l’obsession pour l’un des deux…

Pour sa remarquable adaptation du roman Intimité de Hanif Kureishi, Patrice Chéreau s’est offert le luxe de raconter une histoire complètement différente tout en respectant rigoureusement la psychologie de son personnage central, Jay, magistralement interprété par Mark Rylance.

La musique originale d’Intimité signée Éric Neveux, fidèle collaborateur de Chéreau, sert de contrepoint aux nombreuses chansons témoignant des goûts musicaux du personnage principal et de son passé de musicien : afin de mieux définir Jay, le cinéaste a écouté beaucoup de musiques anglo-saxonnes des années 70 et 80. On retrouve ainsi des chansons de David bowie, Iggy Pop ou Eyeless In Gaza, ainsi que le London Calling du Clash pour bien rappeler où se situe l’intrigue…

mai 25, 2010 at 9:44 2 commentaires

In Memoriam

IAN CURTIS

(15 juillet 1956 – 18 mai 1980)

mai 18, 2010 at 9:46 3 commentaires

It’s only rock’n’roll ?

(ce texte est initialement paru sur mon autre blog le 4 novembre 2008, et j’ai eu envie de l’adapter suite au récent passage de Black Rebel Motorcycle Club aux Nuits Botanique…)

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Ils m’énervent, ces gars (et ces filles aussi) qui soutiennent mordicus que la drogue, l’alcool et autres substances rendent créatif.

De qui se moque-t-on ?

Évidemment, ils sont persuadés du bien fondé de leurs propos, mais il y a une chose qui semble leur échapper : les « substances » (utilisons ce terme générique) désinhibent. Du coup, ils se croient plus créatifs quand ils sont pêtés, et ce n’est jamais qu’une impression. C’est juste qu’ils sont trop coincés tout le reste du temps pour faire tout ce qu’il font une fois défoncés, comme s’ils devenaient alors quelqu’un d’autre, quelqu’un de grand, de fort, d’intelligent et d’hyper-talentueux.

Et bien non, en fait : c’est toujours la même personne, sauf qu’elle laisse libre cours à son imagination.

Avant que vous ne me traitiez d’horrible réactionnaire et ne me citiez en exemple Jim Morrison et Jimi Hendrix, laissez-moi vous rappeler qu’ils sont morts (très !) jeunes et que nul ne sait ce qu’ils auraient fait sans la came. On pourrait spéculer ad vitam aeternam – on n’en sait rien !

Alors oui, peut-être que ma théorie ne tient pas la route puisque je ne suis pas dans la confidence des grands artistes et que je n’ai aucune preuve de ce que j’avance.

Soit. Tout ce que je sais, c’est que les substances agissent sur le corps et l’esprit, pouvant créer une illusion de liberté et de toute-puissance qui aura éventuellement des répercussions sur le processus créatif. Ceci dit, vous vous êtes déjà relu après avoir écrit sous l’effet de l’alcool ?

Et vous êtes-vous demandés combien de talents se sont perdus dans cette spirale infernale ? Allez, juste quelques noms tirés au hasard de la rubrique nécrologique : Billie Holiday  (1915-1959), Jack Kerouac (1922-1969), Jimi Hendrix (1942-1970), Janis Joplin (1943-1970), Jim Morrison (1943-1971), Elvis Presley (1935-1977), Chet Baker (1929-1988), River Phoenix (1970-1993), Heath Ledger (1979-2008)… et je m’étonne que Shaun Ryder soit toujours en vie.

Quant aux abus de Pete Doherty et d’Amy Winehouse, on ne peut pas dire qu’ils leurs aient étés bénéfiques, si ce n’est pour faire la une de la presse.

Keith Richards ? Ne me faites pas rire : ça fait quarante ans qu’il fait la même chose !

Et j’ai toujours trouvé Charles Bukowski parfaitement pitoyable !

Non seulement, les substances ne rendent pas créatifs, mais en plus, elles diminuent terriblement l’individu au point, parfois, de le rendre hors service. Quand un groupe connu pour ses débauches en tous genre (comme, à tout hasard, Babyshambles) n’annule pas purement et simplement ses dates en dernière minute – et un peu toujours pour les mêmes raisons – il donne des concerts bâclés, comme s’il n’en avait rien à faire des braves gens qui se sont déplacés pour l’occasion, semblant oublier que ce sont ces mêmes braves gens qui payent les factures (et le dealer…). Certains débordements ne sont pas à exclure, notamment quand on assiste à un spectacle (le terme est exact) du Brian Jonestown Massacre où, quand la baston n’a pas lieu sur scène, elle risque fort bien de se tenir dans le public.

Dans les deux cas, ce n’est ni très respectueux, ni très professionnel, surtout si l’on compare à d’autres groupes capables, eux, de tenir parfaitement debout chaque soir pendant deux heures et sans aucune fausse note, comme c’est le cas de Black Rebel Motorcycle Club. Je me suis d’ailleurs laissée dire que le trio aime à jouer les prolongations en acoustique à l’issue de leurs concerts, et il me semble humainement impossible de suivre un rythme aussi soutenu en étant chargé jusqu’à la moëlle.

Cela dit, je ne me voile pas la face : depuis les champignons hallucinogènes des Mayas aux drogues synthétiques des raves, les substances ont toujours existé et seront toujours là, légales ou non. D’ailleurs, la recrudescence inquiétante de l’alcool chez les plus jeunes prouve bien que la mode n’est qu’un éternel recommencement, mais là n’est pas la question : que l’on use et abuse de substances dans un but récréatif et ponctuel est une chose ; que l’on s’en serve à des fin « créatrices », c’est une autre paire de manches, et personne ne me fera jamais croire que ça rend créatif.

Con, peut-être, mais créatif, jamais de la vie !

mai 17, 2010 at 9:43 10 commentaires

Une petite musique de film : The Graffiti Artist

Hier soir, dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film s’est penchée sur

Pionnier du trip hop venu du punk, Jean-Yves Prieur a créé en 1986 le mythique label Bondage avec Philippe Baia et Marsu avant de se faire connaître de la scène électronique quelques années plus tard sous le nom de Kid Loco.

Après une poignée d’albums chaleureusement accueillis tant par la presse que par le public, notamment A Grand Love Story, véritable coup d’éclat paru en 1998, le musicien est approché par le réalisateur James Bolton en 2005 pour la bande originale de The Graffiti Artist, successeur au controversé Eban and Charley. Pour cette histoire de jeunes taggeurs, Kid Loco a composé un long morceau de 79 minutes, se concentrant sur trois thèmes principaux. L’électronique y enveloppe avec brio, charme et sensualité des sonorités plus acoustiques, tels que sitars, guitares, trompettes et clarinettes.

À la manière d’un Gus Van Sant, James Bolton porte avec justesse un regard tendre et indulgent sur une jeunesse perdue au sein de la société actuelle. Une tendresse partagée par Kid Loco qui a signé avec The Graffiti Artist un album totalement envoûtant.

mai 17, 2010 at 9:33

Une petite musique de film : The Limits of Control

Dimanche soir, dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film se penchera sur

Jim Jarmusch n’a jamais caché son amour de la musique : de Neil Young pour Dead Man à RZA pour Ghost Dog en passant par Tom Waits pour Night on Earth et Mulatu Astatke pour Broken Flowers, le cinéaste a toujours mis en avant des musiciens de qualité sur les bandes originales de ses films, et son récent The Limits of Control de déroge pas à la règle puisque le cinéaste a puisé dans le répertoire de différents artistes, et plus particulièrement dans celui de Boris. Pratiquant un rock sans concessions depuis ses débuts, à la fin des années 90, le groupe japonais a collaboré avec ses compatriotes de Merzbow et le Américains de Sun O)))

Outre leur rock expérimental, Jim Jarmusch rend également hommage au flamenco sur cette bande originale aussi éclectique que ses films. Une bande originale sans doute plus intéressante que le film qu’elle accompagne, mais on ne peut pas frôler la perfection à tous les coups !

mai 6, 2010 at 2:31 2 commentaires

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