Archive for septembre, 2010

Une petite musique de film : Cry Baby

Hier soir, dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film s’est penchée sur

Parodie des comédies musicales pour ados façon Grease, Cry Baby rassemble un casting étonnant où cohabitent les acteurs Amy Locane et Johnny Depp, le rockeur Iggy Pop et l’ancienne star du X Traci Lords.

Maître incontesté du cinéma de genre – mais quel genre, au juste ? – John Waters, développe avec Cry Baby un univers kitsch à outrance sur des musiques fleurant bon les années cinquante. Aidé par deux superviseurs musicaux, John Waters a assemblé une bande originale qui, comme le film, multiplie les clins d’œil : l’esprit d’Elvis n’est jamais très loin, ni d’ailleurs celui d’autres « mauvais garçons » de la même époque. On pense ainsi à Gene Vincent et Eddie Cochran, mais aussi à Marlon Brando et James Dean.

Doublés par les chanteurs James Intveld et Rachel Sweet, Johnny Depp et Amy Locane forment un couple improbable et pourtant furieusement attachant. Comme souvent chez John Waters, Cry Baby comporte plusieurs niveaux de lecture, à mi-chemin entre comédie musicale rockabilly et satire sociale, le happy end étant néanmoins de rigueur !

septembre 20, 2010 at 8:48 1 commentaire

Une petite musique de film : The Book of Eli

Pour cette rentrée, Une petite musique de film se penchera dimanche soir, dans l’émission Première Séance, sur

Survival façon Mad Max (en plus mystique), The Book of Eli met en scène Denzel Washington dans un monde dévasté par une guerre. Comme tout bon blockbuster qui se respecte, l’action est omniprésente, les décors ambitieux et l’histoire… disons… digne d’un blockbuster américain…

C’est l’Anglais Atticus Ross qui signe ici sa toute première bande originale pour ce film d’action post-apocalyptique des frères Hugues, après avoir été un très fidèle collaborateur de Nine Inch Nails, mais aussi, entre autres, de Bomb The Bass et de Barry Adamson.

Pour The Book of Eli, Atticus Ross s’est entouré de son épouse, Claudia Sarne, et de son frère, Leopold Ross, qui l’ont épaulé à la composition, ainsi que d’un orchestre de 80 musiciens. Évitant pourtant toute surenchère symphonique, le compositeur fait honneur à ses racines en agrémentant les parties orchestrales d’éléments électroniques subtils.

Pour évoquer les paysages désertiques post-apocalypse, Atticus Ross alterne compositions pour cordes à effet chair de poule, cuivres puissants, envolées arabisantes, piano solo et sonorités à la limite du trip hop, prenant à contre-pied les us et coutumes du cinéma d’action contemporains et s’interdisant toute ligne mélodique un tant soit peu bruyante ou racoleuse au profit d’atmosphères sombres et envoûtantes.

septembre 9, 2010 at 3:10


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