Archive for octobre, 2010

Une petite musique de film : Music Inspired by Sunrise

Hier soir, dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film s’est penchée sur

Groupe de rock belge fondé autour du charismatique Stef Kamil Carlens, Zita Swoon s’est d’abord appelé A Beatband, puis Moondog Jr. avant de sortir en 1997 un premier disque sous ce nouveau nom. Enregistré dans les conditions du live, Music Inspired by Sunrise accompagne L’Aurore de Friedrich Wilhelm Murnau. Réalisé en 1927, son premier film américain reste un classique du cinéma muet, même si le cinéaste allemand s’éloigne de l’expressionnisme qui fit sa réputation, notamment avec Nosferatu en 1922.

Pour composer la musique de Sunrise, Zita Swoon s’est inspiré du contraste ville/campagne et de la naïveté de cette histoire d’amour perdu et retrouvé. En vingt-cinq vignettes musicales, le groupe crée une atmosphère aussi rétro que rock’n’roll, un curieux mélange auquel il est toujours fidèle aujourd’hui.

La sortie de Music Inspired by Sunrise coïncida avec une tournée durant laquelle Zita Swoon a accompagné le film en live. Instrumentaux acoustiques et chansons gentiment barjes se succèdent sur cet album irréprochable qui annonça l’arrivée d’un groupe belge majeur !

octobre 25, 2010 at 9:12

Une petite musique de film : Danny The Dog

Hier soir, dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film s’est penchée sur

Précurseur du mouvement trip hop, Massive Attack se forme à Bristol à la fin des années 80. Leur premier album, Blue Lines, fera l’effet d’une bombe en 1991, propulsant le groupe tout en haut des hit parades avec Unfinished Sympathy.

Malgré sa musique cinématographique à souhait, il faudra pourtant attendre 2004 et l’arrivé de Luc Besson, producteur du thriller d’arts martiaux Danny The Dog, pour que Massive Attack compose sa première bande originale de film. Entre temps, trois autres albums auront vu le jour, la musique pour Danny The Dog représentant une petite récréation instrumentale ludique et néanmoins charmante. Composée et produite par Robert Del Naja et l’arrangeur Neil Davidge, cette bande originale évolue dans différents sous-genres des musiques électroniques. On y retrouve bien sûr les ambiances trip hop qui firent la réputation de Massive Attack, mais aussi des passages plus rentre-dedans auxquels le groupe ne nous avait pas habitués,  ainsi que quelques lignes plus classique pour cordes et piano…

Cinéma popcorn dans toute sa splendeur, Danny The Dog aurait pu n’être qu’un film d’action de plus avec Jet Li, et il me semble qu’il n’est pas forcément nécessaire de le voir pour en apprécier la musique à sa juste valeur…

Enfin, vous faites ce que vous voulez : personnellement, je me contenterai de la bande originale !

octobre 18, 2010 at 9:19 3 commentaires

Une petite musique de CAP 48

Ce soir, l’émission Première Séance cède la place à CAP 48.

Rendez-vous la semaine prochaine pour de nouvelles aventures musicales et cinématographiques !

octobre 10, 2010 at 2:12

Une petite musique de retard

Allez hop, soyons fous, voici deux chroniques pour le prix d’une, histoire de me faire pardonner ma trop longue absence :

Dimanche 26 septembre, dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film s’était penchée sur

Modeste production irlandaise, Once est très certainement l’un des plus beaux films musicaux qui soient sortis ces dernières années : filmé caméra à l’épaule dans les rues de Dublin, Once suit un garçon et une fille qui vont se rapprocher petit à petit à travers la musique.

Interprété par les musiciens Markéta Iglová et Glen Hansard, le duo est désarmant de fraîcheur et de justesse, tout comme les nombreux interludes musicaux composés par les protagonistes. Ceux-ci illuminent le récit d’un bout à l’autre, offrant un supplément de douceur à ce film qui n’en manque pourtant pas.

Nommée aux Grammy Awards en 2008, la bande originale de Once, composée par ses deux acteurs principaux, s’écoute comme un album du duo tchéco-irlandais. En effet Markéta Iglová et Glen Hansard sont associés au sein du groupe The Swell Season depuis 2006 et ont obtenu l’Oscar de la meilleure chanson pour Falling Slowly qui apparaît dans Once.

Tranche de vie naturaliste autour d’une histoire d’amour impossible, Once offre un aperçu de la vie de musicien aujourd’hui, loin des paillettes et des faux-semblants de la Star Academy et autre Nouvelle Star. Un film à découvrir de toute urgence, assurément !

…et hier soir, Une petite musique de film s’est penchée sur

Réalisé en 1975 par Stanley Kubrick, Barry Lyndon met en scène la grandeur et la décadence d’un jeune Irlandais devenu aristocrate par alliance. Non content d’avoir tourné son film en décors naturels, avec la lumière qui va avec, le réalisateur britannique a puisé pour sa bande originale dans le meilleur de Händel, Schubert, Bach et du folklore irlandais.

Adaptée par Leonard Rosenman, la musique de Barry Lyndon n’est certainement pas étrangère au succès du film puisqu’elle regroupe différents airs baroques et folkloriques du XVIIIe siècle. Un assemblage harmonieux de musiques savantes et populaires qui valut à Rosenman l’Oscar du meilleur arrangement musical en 1976. En outre, Barry Lyndon récolta les Oscars de la meilleure direction artistique, de la meilleure photographie et des meilleurs costumes. Rien, hélas, pour Stanley Kubrick, pourtant nommé au meilleur film, à la meilleure réalisation et au meilleur scénario adapté, les trois récompenses revenant à Vol au dessus d’un nid de coucou.

Véritable réussite esthétique, tant visuelle que musicale, Barry Lyndon reste un chef d’œuvre inégalé qui n’aura cependant pas porté chance à ses acteurs principaux, Ryan O’Neal et Marisa Berenson, puisqu’il s’agit, pour l’un comme pour l’autre, du sommet de leurs carrières. Stanley Kubrick quant à lui, ne tournera que trois autres film, The Shining en 1980, Full Metal Jacket en 1987 et Eyes Wide Shut l’année de sa mort, en 1999.

octobre 4, 2010 at 9:12


Articles récents