Une petite musique de film : Il était une fois dans l’Ouest

novembre 27, 2010 at 9:40 1 commentaire

Demain soir, dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film se penchera sur

Mais pourquoi m’a-t-il fallu plus de cinq ans pour me pencher enfin sur une bande originale du grand, de l’IMMENSE Ennio Morricone ? Je vais vous le dire, moi, pourquoi : tout simplement parce que sa musique m’emmerde ! Et je ne vous cache pas que ses cordes dégoulinantes me semblent bien souvent dignes d’une telenovela brésilienne… sauf peut-être ses apports indispensables aux westerns spaghetti de son compatriote Sergio Leone, avec une très nette préférence pour le classique Il était une fois dans l’Ouest. Si le morceau-titre fredonné par Edda Dell’Orso est kitsch à tomber par terre, les ambiances deviennent nettement plus viriles par la suite, à l’image d’un Charles Bronson qui suinte la testostérone. Considéré comme un chef-d’œuvre du western spaghetti, Il était une fois dans l’Ouest repose en grande partie sur son étonnante partition.

Après avoir appuyé la Trilogie du Dollar de son camarade Sergio Leone, le compositeur a de nouveau puisé dans l’imagerie du western une inspiration considérable : tissant sa toile musicale autour de quelques thèmes forts, il s’est également amusé avec les clichés du genre.

Musique-culte d’un film-culte, Il était une fois dans l’Ouest ne sonne jamais aussi bien que sur les images de Sergio Leone, et voilà sans doute le grand talent d’Ennio Morricone : à chaque commande, il se dévoue corps et âme au film, ses partitions faisant parfaitement corps avec les images. Que je n’aie pas envie de prolonger l’écoute chez moi ne doit pas vous inciter à en faire autant. D’ailleurs, si j’étais un exemple à suivre, ça se saurait !

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Un commentaire

  • 1. Alice  |  décembre 13, 2010 à 12:58

    Bonjour,

    Je suis un peu triste, Mademoiselle Catherine. Je savais la Médiathèque parfois prétentieuse et souvent à côté de la plaque, mais pas vous. Je ne veux pas tenir de tribunal ce soir car peu m’importe. Une Médiathèque est précieuse tout comme l’est une bibliothèque.
    Si les thèmes pour western spaghetti d’Ennio Morricone peuvent sembler kitsch aujourd’hui, c’est un peu oublier ce que ce compositeur « populaire » a fait avant et après… de nombreuses B.O. pour Gialli ou autre fiction. Il suffit d’écouter Malastrana et son déluge d’essoufflement cardiaque et sexuel, les compositions pour « le Venin de la Peur » de Lucio Fulci ou Morricone se surpasse, tout comme ses collaborations avec Edda Dell’Orso, pour s’en convaincre: aucune corde dégoulinante. Rien que du sec, rien que du sexuel. Les deux riment bien souvent dans la douleur de l’acte.

    Ceci étant dit, j’aime toujours autant vous écouter et vous lire.
    D’ailleurs, vos interventions radiophoniques sont toujours attendues avec joie par mes ami(e)s et moi-même! Si j’apprécie Morricone, Penderecki ou même Black Flag, je ne trouve rien à redire à la B.O. de Flashdance. Bien au contraire.
    Bien à vous,
    Alice


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