Une petite musique de film : Crash

Hier soir, dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film s’est penchée sur

Pour sa troisième adaptation de roman après Dead Zone de Stephen King en 1983 et Le Festin Nu de William S. Burroughs en 1991, David Cronenberg se penche en 1996 sur un autre monument de la littérature contemporaine en adaptant le Crash de J.G. Ballard pour lequel il fait appel à son compatriote et compositeur attitré de son compatriote : le Canadien Howard Shore. Ce dernier ravit les oreilles des cinéphiles mélomanes depuis la fin des années 70, et devint incontournable avec sa musique pour Le Silence des Agneaux en 1991, puis absolument indispensable depuis la trilogie du Seigneur des Anneaux dix ans plus tard.

Sa musique inquiétante et sensuelle sied à ravir à ce chassé-croisé perturbant : la recherche par les personnages d’une excitation sexuelle dans des accidents de voiture est soulignée par des guitares électriques dégageant un érotisme à la limite du malsain.

Hypnotique d’un bout à l’autre et extrêmement controversé malgré son Prix du Jury à Cannes en 1996, Crash est le genre de film qui laisse une forte impression à ses spectateurs : poisseuse pour les uns, fascinante pour les autres, cette impression n’est que renforcée par la musique sombre et envoûtante de Howard Shore.

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janvier 31, 2011 at 12:07

Une petite musique de film : Crank High Voltage

Hier soir, dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film s’est penchée sur

Connu du grand public pour être le chanteur de Faith No More, Mike Patton n’en est pas moins l’un des musiciens les plus inventifs de sa génération : aussi à l’aise dans le métal que dans le jazz, le chanteur aux talents multiples s’est aussi fait un nom dans les milieux avant-gardistes à travers ses travaux avec le groupe Fantômas ou ses collaborations avec le saxophoniste John Zorn.

Après avoir composé en 2008 une musique pour le court-métrage A Perfect Place, Mike Patton sort l’année suivante sa bande originale pour Crank : High Voltage, suite ultra-musclée du thriller d’action autour du tueur à gages Chev Chelios.

Mike Patton avait déjà montré l’intérêt qu’il porte au 7e art avec le groupe Fantômas : en 2001, leur album The Director’s Cut comprenait quinze reprises de musiques de films, de La Nuit du chasseur à Twin Peaks. La composition d’une bande originale semblait donc lui pendre au nez depuis longtemps. Pour celle-ci, il s’en est visiblement donné à cœur joie, laissant bien plus parler son côté malicieux que son côté « intello » et renoue ici avec sa sensibilité métal tout en insufflant à ses compositions un aspect éminemment ludique. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant si Patton lui-même parle des instruments utilisés pour la composition de Crank : High Voltage en les qualifiant de jouets. Le résultat, pourtant, n’est pas pour les enfants !

janvier 24, 2011 at 11:53

Une petite musique de film : In my Sleep

Hier soir, dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film s’est penchée sur

In my Sleep – dont la traduction française n’est pas « dans mon slip » – est un thriller américain d’Allen Wolf. Pour son premier film, le réalisateur aborde le thème inépuisable du sommeil, et plus précisément du somnambulisme. Se revendiquant du film noir façon Hitchcock, Allen Wolf a fait appel à Conrad Pope pour sa musique. Une bande son sexy et langoureuse comme l’étaient celles de Bernard Herrmann pour le maître du suspense.

Entre piano solo et orchestrations opulentes, Conrad Pope fait preuve d’une grande décontraction pour installer des ambiances fines et raffinées dans la plus pure tradition de l’âge d’or hollywoodien. Arrangeur et chef d’orchestre à Hollywood depuis le début des années 90, il a finalement peu composé pour le cinéma, appréciant sans aucun doute sa place d’homme de l’ombre. Pourtant, à l’écoute de In my Sleep, on en vient à regretter sa discrétion, car, de l’élégance à la modestie, il semble avoir tout d’un grand.

janvier 17, 2011 at 9:50

Une petite musique de film : Millenium

Pour la première Première Séance de l’année, Une petite musique de film s’est penchée hier soir sur

À moins d’avoir passé ces cinq dernières années dans un endroit totalement isolé du monde, vous n’avez pas pu passer à côté de la trilogie Millenium du Suédois Stieg Larsson. Portés à l’écran par Niels Arden Oplev et Daniel Alfredson, les livres publiés à titre posthume se sont hissés sans peine en tête des listes des best-sellers mondiaux.

Si je n’ai ni lu, ni vu cette trilogie, ceci ne m’a pas empêché de me pencher avec curiosité sur la musique des films composée par le Danois Jacob Groth qui officie pour les petits et les grands écrans danois et suédois depuis la fin des années 70. Résolument moderne, le compositeur n’en garde pas moins un pied dans la tradition orchestrale, le contraste entre éléments électroniques et instrumentation classique soulignant habilement celui entre les personnages de Lisbeth Salander et Mikael Blomkvist.

janvier 10, 2011 at 10:21 2 commentaires

Bilan 2010

Dix albums (par ordre alphabétique)

Manuel Bienvenu, Bring Me The Head Of Manuel Bienvenu

Chapter, Three

Foals, Total Life Forever

Here We Go Magic, Pigeons

iLikeTrains, He Who Saw The Deep

Nicolas Jules, Shaker

Mariahilff, Mariahilff (2009)

MGMT, Congratulations

The National, High Violet

OK Go, Of The Blue Colour Of The Sky

Syd Matters, Brotherocean

Tindersticks, Falling Down A Mountain

Wave Machines, Wave If You’re Really There (2009)

Cinq concerts (par ordre chronologique)

King Creosote @ The Slaughtered Lamb (Londres), 31 mars 2010

Je suis malheureuse si je ne vais pas à Londres au moins deux fois par an, aussi ai-je toujours un œil sur les agendas culturels et profite généralement de mon séjour sur place pour voir l’un ou l’autre artiste. King Creosote n’ayant jamais mis les pieds en Belgique, je me suis donc rendue dans le sous-sol du pub The Slaughtered Lamb pour voir le King en chair et en os : magique ! Et « Circle my demise » joué en mon honneur parce que Belgians are everywhere, and Belgians always get what they want, especially when they came all the way for one gig.

iLikeTrains @ Rock Herk (Herk-de-Stad), 17 juillet 2010

Un lundi de la fin du mois d’avril 2010 : un ami a une place en trop pour le concert d’Editors à la Rockhal luxembourgeoise. Pas fan du groupe pour deux balles (et leur concert ne me fera pas changer d’avis), je m’y rends néanmoins de bonne grâce, et là, c’est le choc : iLike Trains en première partie me fait littéralement chavirer. L’annonce de leur présence au festival gratuit Rock Herk me met dans tous mes états ; ce sera l’un des plus beaux concerts que j’ai vus cette anée !

(iLikeTrains sera au Botanique le 15 janvier : une merveilleuse façon de bien commencer l’année 2011 !)

Efterklang @ MicroFestival (Liège), 7 août 2010

Après la claque de leur « Performing Parades » l’année dernière, j’attendais beaucoup des Danois sur scène, et ma foi, je ne fus pas déçue : visiblement ravis d’être là, ils ont donné une concert absolument magique dont je ne regrette pas une seule seconde.

Chapter @ La Gougoutte à Pépé (Bruxelles), 18 septembre 2010

Au mois d’août, je reçois un mail pour me proposer de faire la première partie d’un duo suisse dont je n’avais jamais entendu parler. Après un tour sur leur MySpace, je me jette sur la date avec avidité et ne suis pas peu fière d’avoir eu l’occasion d’ouvrir cette magnifique soirée.

(Chapter revient en Belgique au printemps. Stay tuned !)

Syd Matters @ Brasserie du Sauvenière (Liège), 10 novembre 2010

Un concert d’une émotion rare qui me fera monter les larmes aux yeux à quelques reprises et résultera en une quintuple demande en mariage, rien que ça !

Seize chansons (sans ordre particulier)

…en écoute ici.

Verdict :

un excellent millésime ! Joyeux réveillon à tou/tes et bonne année 2011 !

(et l’année prochaine, le top 5 des musiciens que je ne laisserais pas dormir dans ma baignoire…)

décembre 28, 2010 at 10:21

Une petite musique de fin d’année

L’émission Première Séance étant en congés de fin d’année, Une Petite musique de film reviendra le dimanche 9 janvier 2011.

Mon bilan de fin d’année, quant à lui, ne devrait pas tarder à être en ligne…

Stay tuned !

décembre 27, 2010 at 10:51

Une petite musique de film : 200 Motels

Hier soir, dans l’émission Première Séance,

Une petite musique de film s’est penchée sur

Est-il besoin de présenter Frank Zappa ? Musicien polymorphe extrêmement prolifique, il sortit plus de 60 albums en 33 ans de carrière. Celui qui nous intéresse aujourd’hui est sa bande originale pour le film 200 Motels de Tony Palmer sorti en 1971.

Documentaire surréaliste autour de Frank Zappa & The Mothers of Invention, 200 Motels s’accompagne évidemment d’une musique signée par le musicien américain. S’il n’est sans doute pas le meilleur dans sa discographie, ce double album propose néanmoins une porte d’entrée plutôt accessible à l’œuvre du grand moustachu. Soutenus par le Royal Philharmonic Orchestra, Frank Zappa & The Mothers of Invention offrent avec 200 Motels une trentaine de titres allant du rock au free jazz en passant par la musique contemporaine et la comédie musicale. Jamais en manque d’inspiration, Zappa passe du coq à l’âne avec un naturel déconcertant, faisant honneur à sa réputation de curieux touche-à-tout. Musicien d’exception, il a endossé pour cette étrange bande originale le costume de chef d’orchestre sans pour autant laisser de côté son humour ravageur, ni le rockeur libidineux qui sommeillait en lui !

décembre 20, 2010 at 10:46

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